Accords commerciaux: le Bloc réclame l’adoption du projet de loi sur la gestion de l’offre

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Le Bloc Québécois et l’Union des producteurs agricoles ont exprimé leur soutien en faveur du projet de loi C-216 présenté par le député Louis Plamondon en février pour protéger la gestion de l’offre dans de futures négociations internationales.

«La gestion de l’offre est malheureusement devenue pour Ottawa sa monnaie d’échange durant les négociations avec ses partenaires. À trois reprises, même s’il s’était engagé à la protéger intégralement, Ottawa a trahi sa parole et a ouvert de nouvelles brèches. Grâce à ce projet de loi, le gouvernement fédéral ne pourra prendre d’engagements, par traités ou par ententes en matière de commerce international, qui aurait pour effet d’affaiblir la gestion de l’offre», a déclaré le député de Bécancour – Nicolet – Saurel, Louis Plamondon.

Selon un communiqué de son bureau, les deux organisations demandent également au gouvernement libéral de «tenir ses promesses et de verser aux producteurs et aux transformateurs les compensations promises pour les concessions faites dans la gestion de l’offre lors des derniers accords commerciaux.»

L’Accord de partenariat transpacifique (PTPCG), l’Accord économique et commercial global (AECG) et l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ont coûté aux producteurs et transformateurs près de 10% de part de marché pour le seul secteur laitier selon le même document. Seuls ces producteurs laitiers ont reçu un premier versement pour les deux premiers accords. Ils sont toujours dans l’attente du second chèque pour l’année 2020 qui leur avait été promis pour le mois d’août.

«Uniquement pour les producteurs laitiers, ce sont des manques à gagner permanent de l’ordre de 450 millions de dollars par année que les concessions leur coûtent. Pour l’ensemble des productions et de la transformation sous gestion de l’offre, on est clairement au-dessus du demi-milliard de dollars», a ajouté le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’agriculture, Yves Perron.

Le Bloc québécois demande au fédéral de tenir sa promesse en payant et en planifiant le reste des compensations prévues par l’entente. Ottawa doit également négocier les modalités de concession avec les autres secteurs sous gestion de l’offre, prévoir toutes les concessions dans la mise à jour économique du 30 novembre et protéger le système de gestion en appuyant le projet de loi C-216 du Bloc Québécois.

«Le gouvernement avait donné sa parole de ne pas toucher à la gestion de l’offre : il l’a mise aux enchères et il a perdu. Nous continuerons sans relâche à questionner le gouvernement, et à mettre la pression nécessaire pour que les compensations soient finalement budgétées et octroyées, telles que promis. Il en va de la survie de notre modèle agricole», a plaidé M. Plamondon.

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français