Agriculture : le Bloc réclame la bonification de l’aide aux travailleurs étrangers temporaires

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Le porte-parole du Bloc en matière d’agriculture, Yves Perron, et son collègue, porte-parole du parti en matière de développement économique, Sébastien Lemire, estiment que l’aide octroyée à travers le programme d’aide pour l’isolement obligatoire des travailleurs étrangers temporaires (PAIOTET) n’est pas adaptée à la réalité.

Le député de Berthier-Maskinongé et son collègue député d’Abitibi-Témiscamingue sont d’avis que les travailleurs doivent subir la quarantaine obligatoire, mais ils ont souligné « les coûts supplémentaires pour les agriculteurs qui vivent déjà de grands défis d’ordre financiers » selon un communiqué. La venue des travailleurs saisonniers a été une période difficile pour les entrepreneurs agricoles dans plusieurs régions du Québec, dont l’Abitibi-Témiscamingue, la Mauricie et Lanaudière, selon les bloquistes.

« La quarantaine obligatoire amène des frais supplémentaires pour les agriculteurs qui vivent encore avec les impacts financiers de l’an dernier et il faut en tenir compte. Un calcul rapide des dépenses spécifiques à l’isolement, incluant le salaire de l’employé et deux semaines à l’hôtel avec les repas ainsi que les frais entourant les mesures sanitaires, nous indique que le montant maximal de 1500 $ doit être considérablement bonifié, de même que l’enveloppe globale du programme en s’adaptant aussi à la réalité des régions », a mentionné le porte-parole du Bloc Québécois en matière d’Agriculture, Yves Perron.

Plaidoyer et suggestions

Le Bloc a plusieurs fois suggéré que les travailleurs étrangers subissent leur quarantaine obligatoire à proximité de l’aéroport où ils atterrissent « afin de limiter la propagation du virus et de permettre plus de flexibilité aux producteurs des régions. » Pour l’isolement, Agriculture Canada offre 1500 $ dollars à chacun d’eux.

« Lors des nombreuses rencontres en virtuel avec les producteurs et les transformateurs, l’accessibilité aux travailleurs étrangers temporaires et les complications liées à leur arrivée à cause de la situation sanitaire sont en tête de liste de leurs préoccupations, c’est indéniable », a souligné M. Perron, se disant interpellé par les acteurs du monde agricole.

Son collègue Sébastien Lemire a exhorté le fédéral à soutenir ces entreprises agricoles parce qu’elles « assurent la sécurité alimentaire des citoyens et… notre subsistance à court, moyen et long terme. » Nous devons faciliter l’arrivée des travailleurs étrangers directement à leur ferme, » a conclu M. Lemire.

Les bureaux des deux élus ont signalé que dans Lanaudière, 175 entreprises agricoles devraient accueillir 1650 travailleurs étrangers temporaires alors que la Mauricie en attend 300 pour une trentaine d’entreprises. Pour la Mauricie, ce sont une trentaine d’entreprises qui accueillent 300 travailleurs étrangers temporaires.

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français