Alliance Magnésium engage une première cohorte

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Alliance Magnésium a accueilli lundi sa première cohorte de 20 employés. Des opérateurs, électromécaniciens, et responsables en santé-sécurité, des techniciens en entretien et instrumentation et des superviseurs de production travaillent maintenant pour l’entreprise valsourcienne.

Ces employés amorcent donc une formation de cinq semaines en virtuel.

« Du matériel informatique, des aide-mémoire, les manuels des employés et les procédures leur ont été acheminés. [...] Il y aura surtout plein de formations sur le procédé, la chimie, la technologie, le travail particulier qui doit être fait avec du métal en fusion. Il y a aussi les spécificités propres au magnésium qui est un métal aux nombreuses propriétés, mais qui demande qu’on lui porte une attention particulière lors de la fabrication », indique la directrice aux communications et affaires publiques pour l’entreprise, Karine Vallières.

Plus de temps sera consacré à la formation du personnel. Mais en temps normal, ces cours théoriques auraient été mélangés avec de la pratique. « C’est comme de dire à quelqu’un qui veut faire de la soudure qu’il allait tout apprendre sur l’ordinateur. C’est assez particulier, mais ça nous permet d’éviter le retard et d’aller de l’avant dans le processus d’embauche. Ça fait longtemps qu’on dit que les emplois s’en viennent. On ne veut pas perdre l’intérêt des ressources qui veulent travailler avec nous, c’est pourquoi on va de l’avant et que nous demandons aux formateurs de bien vouloir se plier à l’exercice du virtuel pour adapter les formations, de revoir de quelle façon on les donnait et d’ajuster l’échéancier », explique Mme Vallières, assurant que la qualité de la formation sera la même.

Après les formations théoriques, le personnel arrivera en usine pour suivre des formations pratiques avant de démarrer les premières coulées de magnésium recyclé.

Actuellement, une quarantaine d’employés sont dans le registre du personnel d’Alliance Magnésium. Quelque 80 autres employés seront engagés. « On a été très agiles pour surmonter plein de trucs qui se sont dressés devant nous durant le déploiement de l’entreprise. On a usé de créativité pour bien arrimer l’arrivée des employés et permettre que leur formation soit faite au maximum au moment où le centre de coulée sera prêt. On les a accueillis par petits groupes à notre bureau de Val-des-Sources pour permettre le respect de la distanciation physique », mentionne Karine Vallières, rappelant que l’entreprise « bénéficie d’une banque de CV intéressante », mais qu’Alliance Magnésium « a besoin de recevoir des CV ».

L’entreprise est maintenant à la recherche de techniciens de laboratoire, d’autres opérateurs et d’autres électromécaniciens. L’embauche continuera à se faire de manière progressive.

Retard

Le retard dans le domaine de la construction a également un impact sur l’usine. « C’est majeur, convient Karine Vallières. Non seulement sur l’échéancier, le déploiement, qu’on doit tout arrimer les embauches prévues, changer continuellement les dates. Ce n’est pas comme si on avait déjà des lignes de production. Il faut embaucher pour la formation, mais nos entrepreneurs généraux et les entreprises spécialisées reçoivent le matériel pour que l’usine soit prête dans les délais convenus. »

« Ça crée des retards dans la livraison du bâtiment, ça crée aussi des pertes économiques, car on ne produit pas, alors qu’on était censés produire, renchérit-elle. Ça crée des dépenses non prévues. Beaucoup d’éléments sont à considérer et il y a un impact financier majeur sur l’entreprise à cause de ces éléments qu’on ne contrôle pas. »

Les premiers lingots couleront donc au deuxième trimestre de 2021.

Tommy Brochu, Initiative de journalisme local, La Tribune