Séance du conseil de la MRC de Minganie du 16 février

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La séance du conseil de la municipalité régionale de comté (MRC) de Minganie du 16 février a souligné l’accent et les efforts mis sur le développement du territoire.

Les différents volets du Fonds régions et ruralité du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) ont été l’objet de trois résolutions distinctes. D’une part, le volet 2 – Soutien à la compétence de développement local et régional des MRC exige que ces dernières disposent d’une politique de soutien aux entreprises. La MRC de Minganie a donc mis à jour sa politique adoptée en juin 2020 afin qu’elle soit plus flexible et accessible aux entrepreneurs. D’autre part, le conseil a accordé un mandat d’accompagnement de 43 605 $ à la firme conseil Espace Stratégies pour déterminer le projet ou l’ensemble de projets qui ciblera la « signature innovation » de la MRC. « La firme va travailler avec nous et différents acteurs de la planification stratégique pour trouver le fil conducteur de notre développement territorial », détaille le préfet de Minganie, Luc Noël. La somme octroyée à Espace Stratégies provient de l’enveloppe de 192 538 $ du volet 3 du FRR. Finalement, dans le cadre du volet 4 – Soutien à la vitalisation et à la coopération intermunicipale, la MRC a autorisé la signature d’une entente de vitalisation entre les municipalités de Rivière-au-Tonnerre, Aguanish, Rivière-Saint-Jean et la communauté de Nutashkuan. L’entente, d’un montant de 1 125 685 $ pour cinq ans, n’est que « l’étape embryonnaire » du processus, juge M. Noël. « Là, on doit s’asseoir avec le MAMH et les territoires concernés pour faire un plan de match. »

Grâce à la récente création d’Action entreprise Québec par le ministère de l’Économie et de l’Innovation (MEI), la Minganie renforcera ses services d’accompagnement aux entrepreneurs et entreprises de la région. La MRC pourra embaucher au moins deux ressources supplémentaires à temps plein « jusqu’à concurrence de 900 000 $ » jusqu’en 2025. « Ce qu’on espère, c’est qu’on ait été assez performants pour que les ressources se rentabilisent elles-mêmes ou que le ministère continue de les payer », souhaite Luc Noël en soulignant la difficulté de compétitionner avec les grands centres pour attirer ce type d’employés. « Les gens qui ont le profil pour travailler dans nos départements de développement vont être en demande partout et on croit que notre région va passer bon deuxième », déplore-t-il. L’ensemble des modalités liées à l’octroi de la subvention n’est pas encore connu du conseil.

Du côté du développement territorial, la MRC déposera sous peu au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAC) le rapport d’étape de mi-parcours concernant l’élaboration de son Plan de développement de la zone agricole (PDZA). « La réponse est très positive de la part des acteurs du milieu, on constate qu’il y a un engouement », a déclare Luc Noël.

Un second mandat d’accompagnement a été adopté lors de la séance du conseil, cette fois à l’organisation à but non lucratif Communagir pour que celle-ci soutienne la MRC dans le cadre de l’élaboration et de la mise en œuvre de sa stratégie en développement social. Le mandat représente une banque d’heures ouverte jusqu’au 30 juillet 2021. Selon les besoins, l’accompagnement devra prendre entre 25 et 50 heures, ce qui signifie que la facture s’élèvera au plus à 5600 $.

En matière de sécurité publique, le conseil a désigné quelles interventions il considère comme prioritaires pour la Sûreté du Québec : le contrôle de la consommation et le trafic de drogues illicites, particulièrement chez les jeunes, et l’application des règlements municipaux uniformisés. « Aussi, on demande aux agents de faire plus de surveillance en lien avec les véhicules tout terrain (VTT) et de maintenir une présence policière sur l’ensemble du territoire de la MRC », ajoute le préfet de Minganie.

Laurence Dami-Houle, Initiative de journalisme local, Le Portageur