Arianne Phosphate: une hausse du prix des engrais bénéfique, selon la direction

·3 min read

La hausse du prix des engrais causé par les impacts de la crise bénéficie au projet d’Arianne Phosphate en augmentant sa rentabilité, selon la direction du projet de mine de phosphate qui verrait le jour au nord de Saguenay.

La hausse de la demande en engrais depuis cet été et le bond des prix sur le marché est le résultat de la hausse du prix de certaines céréales qui se négocient «à des niveaux jamais vus depuis de nombreuses années», a souligné Brian Ostroff, chef de la direction d’Arianne Phosphate.

«Avec des prix des engrais phosphatés en hausse d’environ 35% depuis l’été, cela continue d’augmenter la rentabilité de notre projet et dans ce contexte, nous avons poursuivi les discussions avec des partenaires et investisseurs potentiels», a ajouté le chef de la direction, dans un communiqué émis à la fin de la semaine.

L’augmentation du prix de certaines céréales est causée par les injections massives de nombreux gouvernements à travers la planète afin de contrer les effets de la crise sanitaire et économique, dont les effets se traduisent dans le prix des produits de base.

Le projet de mine à ciel ouvert de phosphate de 1,2 G$ au lac à Paul permettrait de produire annuellement trois millions de tonnes de concentré d’apatite chaque année, un concentré utilisé dans la fabrication de fertilisants.

Le minerai extrait du gisement, situé à 200 kilomètres au nord de Saguenay, serait ensuite traité et transporté en vue de son exportation à partir d’un terminal maritime qui serait construit sur la rive nord du Saguenay, sous l’égide du Port de Saguenay.

Rappelons qu’Arianne Phosphate a toutes les évaluations environnementales en main depuis 2015, et 2018 pour le troisième terminal de l’administration portuaire, pour que le projet aille de l’avant.

Pertes et financement La société en développement n’a généré aucun revenu ou flux de trésorerie positif au troisième trimestre. Une perte nette de 200 000 $ a été enregistrée pour cette période, alors que les pertes sont de 800 000 $ pour les neuf premiers mois de l’année.

Les pertes sont moins importantes que celles connues à la même période l’an dernier. En 2019, Arianne Phosphate avait enregistré une perte de 400 000 $ au troisième trimestre et de 1,7 M$ pour les neuf premiers mois de l’année.

D’ici la fin de 2020, la société minière souhaite compléter des accords de partenariat et de financement et continuer à améliorer la valeur de son projet, tout en poursuivant les discussions avec les parties prenantes, indique-t-on.

Optimisation du projet Lors du troisième trimestre, la société indique avoir continué les travaux d’optimisation de son projet. Arianne Phosphate a notamment reçu les résultats de tests métallurgiques qui ont «démontré une augmentation de l’efficacité et une réduction des coûts», a précisé M. Ostroff.

La société minière a notamment reçu en juillet des résultats favorables à la suite d’essais métallurgiques effectués aux installations de COREM, un consortium de recherche en innovation en traitements miniers situé à Québec.

Arianne Phosphate a également reçu en août les résultats de tests visant à améliorer son procédé métallurgique et réduire ses coûts d’opération. La société pourra ainsi utiliser l’eau à 4°C disponible sur le site, plutôt que d’avoir à chauffer l’eau pour obtenir une température de 20°C , tel que testé à l’origine.

Myriam Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Quotidien