Bedford et Farnham: les banques alimentaires ne dérougissent pas

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COMMUNAUTÉ. Malgré des effectifs réduits et des modes de fonctionnement chamboulés, les Centres d’action béné- vole (CAB) de la région travaillent fort pour répondre aux demandes d’aide ali- mentaire et de transport médical.

Jean Valiquette est directeur général du CAB de Farnham. Une trentaine de béné- voles s’y activent. Mais le centre a été forcé de tout de même réduire ses services et effectifs depuis la pandémie.

« On est restés ouverts tout le temps, ce qui n’est pas le cas de tous les centres du Québec », affirme M. Valiquette. La crise a eu des impacts. « J’ai perdu tous mes chauf- feurs parce qu’ils ont 65 ans et plus. Le transport médical a été réduit, mais les rendez-vous importants ont été maintenus. »

« On est parti de 40 heures par semaine, à plusieurs heures supplémentaires. Près du quart de la clientèle a chargé de profil », estime M. Valiquette. Le nombre de demandes aux banques alimentaires est cependant resté stable. « Beaucoup d’an- ciens ne sont pas revenus », explique le porte-parole du CAB de Farnham.

GÉNÉROSITÉ AU CARRÉ

Le directeur du centre qui se félicite d’avoir été témoin des élans de générosité spontanés venant de la population durant la crise. Les offres de bénévolat se sont multi- pliées et les dons ont afflué. M. Valiquette souligne notamment la contribution des gens d’affaires de la région.

Cet ancien militaire à la retraite se garde bien de faire des prédictions pour les mois à venir. «J’ai eu la chance de voyager partout dans le monde et aussi, la malchance de voir toutes sortes de choses. Je ne suis pas convain- cu qu’on est sorti du bois. Avec la 2e vague, la dynamique va être complètement différente », soutient Jean Valiquette.

SITUATION STABLE À BEDFORD

Le Centre d’action bénévole (CAB) de Bedford a revu ses modes de fonctionnement de fond en comble pour s’adapter à la pandé- mie et limiter les risques de contagion. Le CAB de Bedford fonctionne maintenant en mode télétravail avec ses équipes de bénévoles, explique Marie-Josée Proteau, directrice par intérim. En 40 ans d’existence, cet organisme a vu passer plusieurs crises et n’a jamais mis fin à ses services durant la pandémie. « On conti- nue à faire des distributions alimentaires. Les gens en avaient vraiment besoin », souligne Mme Proteau.

Une trentaine de familles font appel au CAB de Bedford sur une base hebdomadaire. « Souvent, les mêmes familles, mais aussi beau- coup de nouveaux qu’on n’avait jamais vus », note la directrice de l’organisme.

« On fait des entrevues par téléphone et les gens viennent sur rendez-vous pour venir

chercher la nourriture », précise Mme Proteau qui note une légère augmentation dans le nombre de demandes. « Et les transports médicaux ont aussi continué grâce à mes équipes de bénévoles qui ont été extraordi- naires. Personne n’a eu un refus de service, notamment pour les transports médicaux. »

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud