Bientôt une maison de naissance pour la Montérégie-Est?

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Les familles de la région pourraient bientôt pouvoir profiter des services d’une maison de naissance située à proximité. Les responsables du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Est ont en effet adressé une demande à ce propos au ministère de la Santé.

Si leur démarche porte ses fruits, le nouveau centre pourrait voir le jour d’ici trois ou quatre ans. Ces dernières années, les femmes qui désiraient bénéficier de l'assistance d'une maison de naissance devaient se rendre à Richelieu. Cette municipalité est en effet la seule de la Montérégie qui accueille un établissement du genre, et ce, depuis 2011.

Les intervenants de la CISSS prévoient par ailleurs que 400 accouchements pourraient avoir lieu entre les murs de cette nouvelle institution chaque année, soit 10 % des naissances anticipées dans la région. Pour l’instant, aucune municipalité n’a encore été choisie pour être l’hôtesse du projet si ce dernier devait se concrétiser.

Les partis concernés travaillent actuellement à déterminer l’emplacement idéal de cette maison de naissance de la Montérégie-Est. Parmi les plus importants facteurs pris en considération, la proximité d’un hôpital où sont pratiqués des accouchements en tout temps demeure un incontournable.

Entretemps, les futures mamans qui le désirent pourront bénéficier plus aisément des services d’une sage-femme d’ici les deux prochaines années. Et ce, que ce soit pour un accouchement à l’hôpital ou à domicile.

La CISSS de la Montérégie-Est compte mettre ce service à la disposition des familles d’ici les 24 prochains mois. Les intervenants du dossier planifient actuellement l’embauche d’une responsable sage-femme qui fera partie de la phase de développement du projet.

Le ministère de la Santé a accepté de débloquer les budgets nécessaires afin de mettre au service de la population de la région dix sages-femmes employées à temps plein. À celles-ci s'ajouteront une responsable, une agente administrative ainsi que trois aides natales.

« La mise sur pied d’un nouveau service, ça représente beaucoup de choses, explique Annick Lavallée, directrice adjointe au programme jeunesse, santé maternelle et des enfants. Ça nous prend un bon bassin, car les sages-femmes se relaient vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. »

Le ministère a octroyé une subvention de 1,7 million de dollars au CISSS pour le démarrage du projet.

Steve Martin, Initiative de journalisme local, La Relève