Budget fédéral : pas d’augmentation des transferts en santé avant la fin de la pandémie, dit Trudeau

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Réagissant à la demande renouvelée des provinces sur la hausse des transferts canadiens en matière de santé (TCS), le premier ministre canadien a indiqué que les discussions auraient « absolument » lieu sur la question lorsque le Canada en aura fini avec la crise actuelle.

« Après cette pandémie, absolument, on va s’asseoir avec les provinces et les territoires… on va augmenter les transferts en santé et s’assurer que les Canadiens soient bien servis par un système de santé renouvelé. Absolument ! », a-t-il réitéré.

Justin Trudeau n’a laissé aucun doute sur l’ordre de priorité qu’il avait déjà présenté à ses homologues des Provinces et des territoires la dernière fois qu’ils ont demandé une augmentation des transferts canadiens en matière de santé. Il a répété qu’Ottawa ferait le nécessaire pour les Canadiens en temps de pandémie « aussi longtemps que ça prendrait… y compris avec les premiers ministres des Provinces à qui on a transféré des dizaines de milliards de dollars pour s’assurer qu’ils aient l’équipement nécessaire, mais aussi que les systèmes de santé puissent continuer à fonctionner dans cette pandémie. »

Le premier ministre a reconnu et promis de satisfaire le besoin « évident » d’investir dans les systèmes de soins de santé « mais, a-t-il dit, ces conversations-là doivent avoir lieu après qu’on est passé à travers la crise actuelle. »

« Plus de 8 dollars sur 10 dépensés pour appuyer les Canadiens dans cette pandémie sont venus directement du gouvernement fédéral », s’est-il défendu, promettant de « continuer de faire tout ce qui est nécessaire pendant la pandémie pour aider les gens. »

En prévision du premier budget Freeland, les premiers ministres des Provinces et Territoires ont dévoilé un rapport confirmant que sans augmentation considérable des transferts canadiens en matière de santé, Ottawa compromettrait leurs systèmes de soins de santé.

Ils demandent une augmentation des transferts canadiens en santé de 22 % à 35 % soit environ 28 milliards de dollars. Selon les provinces, ces moyens devraient leur permettre de « continuer à fournir le niveau de soins recherché par leurs citoyens, sans priver de ressources d’autres domaines importants de compétence provinciale comme l’éducation, les services sociaux et la sécurité publique. »

Godlove Kamwa, Initiative de journalisme local, Le Canada Français