Classe adaptée Les Perséides: L’école Imagine à Val-David innove

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Depuis sa formation en Angleterre il y a plusieurs années, Jocelyne Arseneau rêve d’une classe adaptée permettant aux enfants avec des difficultés d’avoir accès à la pédagogie Steiner-Waldorf. Aujourd’hui, elle fait partie des membres-fondateurs de la toute première classe de ce genre au Québec. La classe adaptée Les Perséides a ouvert ses portes en septembre dernier à l’École Imagine à Val-David.

La nouvelle classe s’adresse à des enfants qui possèdent des défis particuliers – troubles d’apprentissage scolaire, déficit de l’attention, troubles de l’agitation, hypersensibilité, etc. Elle accueille présentement 7 élèves, guidés par deux co-titulaires. Celles-ci sont secondées par des artistes, des pédagogues et des spécialistes dans des matières plus précises comme la musique ou les travaux manuels.

Les élèves suivent le curriculum Waldorf comme les autres enfants de l’École Imagine. On favorise l’expérience dans la nature, le développement des aptitudes sociales et les apprentissages concrets par l’entremise d’activités manuelles et artistiques. Au sein de la classe Les Perséides, les enseignements sont particulièrement adaptés et personnalisés aux besoins des élèves. « Nous adaptons ce que l’élève apprend pour qu’il sente des réussites et souhaite continuer », souligne Marie-Hélène Pinto, co-titulaire de la classe avec Domitille Dervaux.

Une approche compréhensive y est encouragée. Selon celle-ci, les difficultés peuvent se transformer en forces positives. Ainsi, on rejette le système disciplinaire de conséquences et de récompenses. « Nous voulons que l’enfant développe ses formes de volonté par lui-même. Parfois, il y a des élèves qui ne participeront pas à une activité, mais il n’y aura pas de conséquences. S’il ne veut pas participer, alors il couche sa tête sur le bureau. » La co-titulaire souligne que la plupart du temps, l’élève réintégrera lui-même le groupe. Cette mentalité vise à transformer certaines tendances individuelles pour les intégrer de manière positive à la personnalité de l’enfant.

Marie-Hélène Pinto se dit extrêmement satisfaite des premières semaines d’enseignement. D’ailleurs, seulement deux mois après la rentrée scolaire, la co-titulaire observe déjà des progrès chez les élèves. « Ça ne peut qu’aller en s’améliorant! », lance-t-elle.

La présence des élèves dans la classe adaptée est d’une durée minimum d’une année. Par la suite, les professeurs, en collaboration avec des experts, une équipe pédagogique et les familles, déterminent si l’enfant est prêt à intégrer une classe régulière.

Ève Ménard, Initiative de journalisme local, Journal Accès