Éclosions multipliées au Bas-Saint-Laurent, le CISSS se dit inquiet

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local
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Dans la dernière semaine, quelques éclosions dans plusieurs institutions ont été recensées par la santé publique du Bas-Saint-Laurent. Interrogé à ce sujet, le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS BSL) dit se soucier des rassemblements privés.

Le mercredi 28 octobre, 12 nouveaux cas de COVID-19 ont été rapportés dans la région, tout comme samedi le 24 octobre, qui fut la plus grande hausse de cas depuis un mois. Quelques écoles de la région de Rimouski et La Matapédia ont eu des dépistages positifs au sein de leurs institutions d’enseignement.

L’école primaire des Sources de Saint-Anaclet-de-Lessard a dû mettre en retrait une classe du primaire suite à l’annonce d’un élève ayant contracté la COVID-19. Au Pavillon du Rocher de l’école du Rocher-D’Auteuil, dans le quartier Sacré-Coeur à Rimouski, le coronavirus a fait une troisième victime en début de semaine, et deux classes ont été mises en isolement.

Nouvellement annoncé, l’école L’Estran du Centre de services scolaires des Phares est la plus récente à avoir des élèves déclarés positifs au sein de la communauté étudiante. Il a été mentionné que trois jeunes ont la COVID-19, et qu’une classe serait en isolement pendant deux semaines. Et plus près de Matane, l’école de Val-Brillant, du Centre de services scolaires Monts-et-Marées, était dans la liste officielle gouvernementale en tant qu’école ayant déjà eu des cas positifs.

Sans compter qu’au Centre de détention de Rimouski, où 73 personnes sont incarcérées, deux agents correctionnels employés seraient atteints de la COVID-19. 14 membres du personnel se trouvent présentement en isolement pour limiter la propagation du virus. À ce sujet, le CISSS du Bas-Saint-Laurent a tenu à rappeler l’importance de respecter les mesures de protection tant sur le milieu de travail qu’à l’extérieur.

« Ce que nous constatons pour le moment concernant la hausse des cas, c’est le non-respect des mesures de distanciation physique lors de rassemblements privés, tels les soupers de famille, rassemblements entre amis ou fêtes d’enfants », a expliqué Ariane Doucet-Michaud, conseillère aux communications stratégiques. Elle rappelle que la règle qui prévaut lorsqu’il y a des invités à la maison, c’est la distanciation sociale, le port du masque et l’hygiène des mains.

Le CISSS du Bas-Bas-Saint-Laurent précise que la santé publique a déjà identifié quelques cas en lien avec la chasse, mais que les rassemblements sont la source actuelle des derniers cas. « Les écoles ne sont pas identifiées comme un lieu de transmission pour le moment, la contamination se fait en dehors de l’école, notamment dans les rassemblements privés », a ajouté Mme Doucet-Michaud.

Elle renchérit : « La situation est préoccupante et nous souhaitons éviter une hausse de cas significative dans la région. L’enjeu demeure de protéger les personnes vulnérables et d’éviter que le virus fasse son chemin jusque dans nos milieux de soins. » Pour le moment, la santé publique du Bas-Saint-Laurent ne prévoit pas de changement de palier d’alerte pour la région.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane