COVID-19 chez Rio Tinto: du temps supplémentaire pour maintenir les opérations au Saguenay-Lac-Saint-Jean

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Les cas de COVID-19 chez Rio Tinto au Saguenay-Lac-Saint-Jean obligent les travailleurs à combler les absences par du temps supplémentaire afin d’assurer le maintien des opérations.

Une vingtaine de cas de COVID-19 ont été confirmés parmi les travailleurs d’Arvida, a indiqué Donat Pearson, président du Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida. En incluant les cas chez les sous-traitants, il estime le nombre de cas à environ 35.

La situation entraîne le retrait préventif d’une centaine de travailleurs, dont l’absence est comblée par des heures de travail supplémentaires. « C’est pas évident, les travailleurs donnent quand même tout ce qu’ils peuvent, mais ce n’est pas très évident pour personne », a-t-il souligné.

Certains secteurs de l’entreprise touchés par la COVID-19 se trouvent en « zone rouge », où les mesures déjà en place ont été rehaussées.

Un milieu d’éclosion « secteur aluminerie » À l’Usine Alma, une dizaine de travailleurs sont atteints de la COVID-19. Le président du Syndicat des Métallos d’Alma, Sylvain Maltais, a cependant préféré ne pas mentionner le nombre de personnes retirées de façon préventive.

« On maintient les opérations et ça va quand même assez bien », a-t-il souligné, lors d’un entretien avec Le Quotidien plus tôt cette semaine. Le temps supplémentaire permet également de combler l’absence des travailleurs retirés.

Aucune réorganisation majeure des horaires de travail n’est cependant planifiée actuellement autant à Arvida qu’à Alma, ont indiqué les deux représentants syndicaux.

Dans sa mise à jour mardi des principaux sites d’éclosion de la région à l’extérieur des installations du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux, un milieu d’éclosion totalisant 18 cas est maintenant associé à un milieu de travail, « secteur aluminerie » dans Lac-Saint-Jean-Est. Tout porte à croire qu’il s’agit de l’Usine d’Alma de Rio Tinto, mais il n’a pas été possible de confirmer cette information mardi.

Rio Tinto ne précise pas pour sa part le nombre de travailleurs touchés par la COVID-19 dans ses installations. Malika Cherry, conseillère relations avec les médias pour Rio Tinto, a indiqué que les mesures sanitaires appliquées évoluent avec la situation. Depuis le début de la crise, le télétravail a été maximisé et des procédures de dépistage ont été mises en place, notamment.

Myriam Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Quotidien