COVID-19: Ottawa se porte mieux que Toronto et Peel

Émilie Pelletier, journaliste, Initiative de journalisme local
·3 min read

ÉMILIE PELLETIER

Initiative de journalisme local — Le Droit

La santé publique a mis à jour ses prédictions à propos des cas de COVID-19 en province, jeudi. Parmi les régions qui ont dû se soumettre à un retour au confinement partiel, Ottawa est la seule qui voit ses cas quotidiens diminuer de façon constante.

Contrairement à la capitale fédérale, Toronto et la région de Peel continuent de voir le nombre d'infections quotidiennes augmenter.

Jeudi, 58 cas se sont ajoutés au bilan d’Ottawa, comparativement à 76, la veille.

À Toronto, 420 personnes ont reçu un diagnostic positif jeudi, contre 299 le jour d’avant.

Selon la ministre de la Santé Christine Elliott, 63 % des cas de COVID-19 rapportés jeudi sont concentrés à Toronto et dans la région de Peel.

Depuis le 1er août, Santé publique Ottawa n’a pas été en mesure de retracer près de la moitié des cas chez les résidents d’Ottawa.

À Toronto, la contamination de 65 % n’a pas pu être expliquée par la santé publique.

Par ailleurs, la province publie maintenant des données, par région, sur les sources d’éclosion de la COVID-19.

En les consultant, on constate que les éclosions dans les restaurants, les bars et les boîtes de nuit sont bien moins nombreuses que dans les foyers de soins de longue durée, les écoles et les centres de service de garde.

À Ottawa, les restaurants, les bars et les boîtes de nuit ne comptent que pour 2 % des éclosions, tandis que les salles d’entraînement et les activités sportives représentent 5% des éclosions.

« Ce n’était pas une décision politique, a fait savoir le médecin hygiéniste en chef de l’Ontario, le Dr David Williams, qui a dû se défendre en conférence de presse pour avoir recommandé la fermeture des restaurants et des bars. C’était une décision basée sur la science. Les restaurants représentaient des secteurs de transmission. »

Les événements, les cérémonies et les services religieux ne sont responsables que de 1% des éclosions de la capitale.

Les foyers de soins de longue durée continuent d’être lourdement touchés et « très vulnérables », indiquent les experts en santé publique de la province.

C’est aussi dans ces centre que l’on observe la plus grande hausse des cas actifs et des décès.

Jeudi, la santé publique de l’Ontario rapportait dix nouveaux décès de personnes atteintes de la COVID-19, dont cinq résidents de foyers de soins de longue durée.

La province a donc dépassé les 2 000 décès de résidents de ces établissements depuis le début de la pandémie.

Depuis le 15 août, 85 résidents de ces établissements atteints de la COVID-19 ont perdu la vie en province.

Prévisions mises à jour

Les nouvelles projections de la santé publique pour la propagation de la COVID-19 démontrent que la croissance du virus en Ontario ralentit et que la province observe actuellement une courbe « plus douce » que ce à quoi elle s’était initialement préparée.

La santé publique de l’Ontario prévoit maintenant que le nombre de cas quotidiens du coronavirus devrait se situer entre 800 et 1200 pendant plusieurs semaines.

La croissance des hospitalisations et des admissions aux soins intensifs s’est aussi adoucie, selon les experts de la province.

Mercredi, 322 personnes atteintes du coronavirus étaient hospitalisées, dont 77 étaient aux soins intensifs. Parmi ces derniers, 52 étaient sous respirateur.

Le premier ministre Doug Ford a indiqué jeudi que la province observe actuellement un léger « déclin » des nombres, insistant toutefois que la population doit demeurer à l’affût de la situation.

En tout, 3 118 Ontariens ont perdu la vie après avoir contracté le virus.

Jeudi, la santé publique a fait état de 934 nouvelles infections à la COVID-19, portant le total à 73 819 cas depuis le début de la crise sanitaire.

M. Ford a consacré sa conférence de presse quotidienne au logo « Fabriqué en Ontario », qui vise à encourager la population à consommer des produits locaux.

Émilie Pelletier, journaliste, Initiative de journalisme local, Le Droit