COVID-19: état d’urgence et ordre de rester à la maison en Ontario

·3 min read

ÉMILIE PELLETIER

Initiative de journalisme local — Le Droit

Le gouvernement de Doug Ford a annoncé mardi un nouvel état d’urgence sanitaire immédiat et a ordonné qu’à partir de jeudi, la population devra rester à la maison et ne sortir que pour des raisons essentielles.

La santé publique a dévoilé des données alarmantes sur la transmission de la COVID-19, mardi avant-midi.À LIRE AUSSI: La COVID-19, cause principale de décès quotidiens en Ontario?

Les raisons valables pour sortir de son domicile, selon les mesures gouvernementales, sont les déplacements vers l’épicerie et vers la pharmacie, les soins de santé, le travail essentiel et l’exercice physique.

Les autorités auront le pouvoir d’émettre des contraventions aux personnes, aux employés et aux entreprises qui ne se conforment pas aux restrictions incluses dans le cadre de l’ordre d’état d’urgence.

Néanmoins, il ne s’agit pas d’un couvre-feu. Le premier ministre Doug Ford a soutenu que la population «doit avoir le droit de prendre une marche» et qu’il ne veut pas d’un État policier.

Commerces et écoles

Les commerces non essentiels encore autorisés comme les quincailleries ne pourront être ouverts que de 7h à 20h.

Les épiceries, les pharmacies et les restaurants qui offrent la livraison pourront continuer à opérer en fonction de leur horaire habituel.

Les écoles des régions de Toronto, York, Peel, Hamilton et Windsor-Essex devront rester fermées au moins jusqu’au 10 février, et les élèves poursuivront l’apprentissage en ligne. Les élèves de la 1re à la 3e année du primaire devront désormais porter le masque.

Le gouvernement Ford a aussi décidé de limiter les rassemblements extérieurs à un maximum de cinq personnes, comme lors de la première vague de la pandémie.

Dans les espaces publics extérieurs, la province recommande maintenant le port du masque lorsque la distanciation physique n’y est pas possible.

Le personnel chargé de l’application de la loi aura le pouvoir de fermer temporairement des lieux et de disperser les personnes qui contreviennent à un ordre et qui se rassemblent, peu importe si le lieu en question a été fermé ou non, comme un parc ou un domicile.

Pas de congés maladie payés

La médecin hygiéniste adjointe de l’Ontario, la Dre Barbara Yaffe, a répété depuis plusieurs jours que les mesures sanitaires imposées par la province ne fonctionneront pas si des mesures sociales additionnelles ne sont pas mises en place.

Elle a notamment insisté que la province doit offrir des congés maladie payés et imposer une interdiction aux propriétaires d’expulser leurs locataires.

Le gouvernement Ford n’a pas mis en place de telles mesures. «L’Ontario explore toutes les options disponibles pour mettre en place un moratoire temporaire sur les expulsions résidentielles, et aura plus à dire dans les prochains jours», peut-on lire dans le communiqué de presse envoyé par le bureau du premier ministre.

Quant aux congés maladie payés, le gouvernement invite les employés infectés par la COVID-19 à vérifier s’ils ont droit à un congé de maladie payé par le gouvernement fédéral pouvant aller jusqu’à 500$ par semaine pendant deux semaines.

Les travailleurs peuvent aussi accéder à la prestation canadienne pour aidants naturels en réadaptation pouvant aller jusqu'à 500$ par semaine pendant 26 semaines s’ils sont incapables de travailler parce qu’ils doivent prendre soin de leur enfant de moins de 12 ans ou d’un membre de la famille qui a besoin de soins supervisés.

Émilie Pelletier, journaliste, Initiative de journalisme local, Le Droit