COVID-19 : une quarantaine de cas proviennent du variant sud-africain en Abitibi

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ROUYN-NORANDA-La Direction de la Santé publique de l’Abitibi-Témiscamingue confirme qu’une quarantaine de cas de COVID-19 recensés ces dernières semaines dans la région proviendraient du variant sud-africain. En conférence de presse, la responsable régionale, le Dr Omobola Sobanjo, a indiqué qu’une vingtaine de ces cas proviennent directement de l’éclosion qu’a connue la région après les fêtes, et 13 de ces cas proviennent d’une éclosion récente dans une école de Landrienne, une petite municipalité située à une dizaine de kilomètres d’Amos. Cette éclosion a d’ailleurs provoqué la fermeture complète de l’école Notre-Dame-de-Fatima jusqu’au 24 février.

«C’est à la suite du criblage de nos tests que nous avons reçu l’avertissement, indique la Dre Sobanjo. Le criblage est rapide. Ça donne des informations rapides qui nous disent : voici, vous êtes face à quelque chose. Si on a des interventions à ajuster ou à adapter, ça peut nous permettre ça.» Les échantillons vont maintenant subir l’épreuve du séquençage, et c’est là que la Santé publique pourra confirmer ou infirmer s’il s’agit bel et bien du variant sud-africain, comme on le soupçonne. Le séquençage va également permettre de voir s’il y a un lien ou non entre l’éclosion de janvier et celle de la semaine dernière à Landrienne.

Une semaine de relâche sous contrôle, à certaines conditions

Bien que la Santé publique régionale parle d’une situation qui est tout de même «sous contrôle», on s’attend quand même à une légère recrudescence des cas de COVID-19 après la semaine de relâche, qui débute à la fin de la semaine prochaine. Mais selon la médecin-conseil du CISSS-AT, cela n’aura aucune commune mesure avec l’éclosion d’après le temps des fêtes.

«Le contexte n’est pas le même, explique la Dre Sobanjo. Aux fêtes, les rassemblements étaient permis, ce qui avait provoqué des éclosions. Cette fois, les rassemblements ne sont pas permis. Ce n’est pas la même dynamique. On s’attend à une petite recrudescence des cas, mais pas la même qu’après les fêtes. Les gens de l’Abitibi-Témiscamingue tiennent à demeurer en zone orange, et respectent généralement les consignes sanitaires. On espère qu’ils vont continuer à le faire.»

La Dre Sobanjo, à cet effet, rappelle que même si les restaurants ont ouvert leurs salles à manger en Abitibi-Témiscamingue, elles ont tout de même des règles à respecter. «Les salles à manger sont ouvertes, mais pour y avoir accès, il faut avoir une réservation, rappelle-t-elle. Aussi, il faut montrer une preuve de résidence dans la région pour pouvoir manger dans les restaurants. Quant aux règles sanitaires, elles s’appliquent toujours.»

En date de mercredi (17 février), la région ne comptait que neuf nouveaux cas en Abitibi-Témiscamingue, huit dans la MRC d’Abitibi (région d’Amos) et un en Abitibi-Ouest (La Sarre). Ls huit cas de la MRC d’Abitibi sont dérivés de l’éclosion de Landrienne, mais les personnes touchées étaient déjà en isolation.

Michel Ducas, Initiative de journalisme local, La Presse Canadienne