Cure de jouvence au port de Bécancour

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Desservir des industriels dont les sièges sociaux sont le plus souvent à l’étranger exige de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour de leur offrir des services industriels de pointe.

Des millions de dollars sont chaque année investis dans les installations de la société d’État. La période 2020-2021 n’y fait pas exception. «On opère d’immenses surfaces et notre meilleur vendeur, c’est le client que nous desservons», affirme Maurice Richard, directeur général de la SPIPB, qu’il gère comme une véritable ville, dit-il. «Toutes les infrastructures passives sont actualisées, modernisées. Les rues dans le parc sont comme des pistes d’atterrissage. C’est un service tout à fait différent au niveau des attentes de nos clients», assure M. Richard.

La Société du parc industriel et portuaire de Bécancour doit agrandir son bâtiment multifonctionnel, réservé à la centaine de débardeurs qui y travaillent.

«Le bâtiment n’a pas été rénové depuis une trentaine d’années. On agrandit en prévision d’une capacité de 150 débardeurs». Les installations seront mises au goût du jour afin de respecter les nouvelles normes sanitaires. La construction du multifonctionnel doit être complétée en 2021.

Par ailleurs, le béton de la rampe Ro-Ro sera refait. Cette rampe sert aux bateaux dont le déchargement se fait par l’avant ou par l’arrière. «On reçoit depuis des décennies l’Armée britannique, qui vient faire chaque année tous ses exercices en Alberta. Tout le matériel de l’Armée arrive au Port de Bécancour et est ensuite transféré à bord du Canadien National qui traverse le pays. À la fin de l’exercice, l’Armée ramène le matériel et ça prend absolument la rampe Ro-Ro. C’est assez unique», explique M. Richard. La dalle BCR du quai B-3 sera aussi réparée.

Le Quai no 6

C’est le grand projet de la SPIPB. L’ajout du Quai no 6 à ses installations actuelles devrait lui permettre de recevoir deux ou trois bateaux supplémentaires. De la place, il y en a et ce projet est inscrit à son plan stratégique de cinq ans.

Le parc compte 7000 hectares. La SPIPB tire près de 75% de ses revenus de ses activités portuaires. À ces revenus s’ajoutent la vente de terrains, la location de quelques bâtiments et la vente d’eau industrielle au mètre cube. Le parc industriel dispose de sa propre usine de filtration.

Le Quai no.6 n’est pas étranger aux projets qui ont cours et qui risquent de voir le jour dans un horizon très rapproché. «On fait partie des zones portuaires avec des possibilités d’expansion au niveau des quayages et au niveau des espaces d’entreposage. On peut recevoir de très grosses pièces, beaucoup de vrac d’entreposage. Ça fait partie de nos atouts. Nos entreprises ont produit comme jamais depuis le mois de mars», nous dit Maurice Richard.

Le Parc industriel et portuaire de Bécancour mènera aussi une étude d’impact sur l’environnement, l’agrandissement et l’entretien de ses installations portuaires, de même qu’une étude caractérisation du milieu humain sur son territoire. «On est en train de regarder l’impact du type d’investissements qui se fait chez nous par rapport à notre voisinage». La Société du parc cherche à déterminer si elle est une bonne citoyenne et voisine corporative. Cette étude déborde même sur le secteur de Champlain, affirme M. Richard.

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud