Déclaration d’engagements -Le CRSSSBJ étudiera la proposition des syndicats

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Le 17 novembre, le Syndicat des intervenantes et intervenants de la santé Nord-Est québécois (SIISNEQ) et la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ) ont demandé au conseil d’administration du Centre régional de santé et des services sociaux de la Baie-James (CRSSSBJ) de prendre des engagements clairs envers le personnel et la population à propos de la sécurité et de la santé des travailleurs qui sont sous sa responsabilité.

Le dépôt de leur requête est malheureusement arrivé un peu en retard et n’a pu être déposé au C.A. de l’organisation lors de sa réunion du mois de novembre. Cependant, la directrice générale du CRSSSBJ, Mme Nathalie Boisvert, nous a affirmé que le conseil d’administration en prendra acte à la séance du mois de décembre. Lorsqu’on lui a demandé si les membres du conseil allaient la signer, elle n’a pas voulu se prononcer pour l’ensemble des membres du conseil.

Dans leur proposition de contrat, les syndicats faisaient référence au paragraphe 4 de l’article 172 de la Loi sur les services de santé et les services sociaux qui stipule que le conseil d’administration d’un établissement de santé doit s’assurer de la pertinence, de la qualité, de la sécurité et de l’efficacité des services dispensés. Plusieurs demandes dans la déclaration d’engagements touchent des points qui ne se négocient pas au niveau régional mais au niveau provincial, nous a rappelé Mme Boisvert.

Main-d’œuvre indépendante

Toutefois, quelques déclarations faites par les représentants syndicaux au mois de novembre ont soulevé des questions et Mme Boisvert a bien voulu nous donner des explications. Au sujet de la main-d’œuvre indépendante, plusieurs ont été surpris d’apprendre que le recours aux agences privées avait nettement augmenté au cours des derniers moins. Certains parlaient du simple au double.

« Au sujet de la main-d’œuvre indépendante, nous avons le même souhait que les syndicats : nous aimerions avoir plus d’employés à temps complet. Mais, en attendant, il faut donner des soins et on doit recourir à de la main-d’œuvre indépendante pour y arriver. » L’attribution des congés et la limitation du temps supplémentaire obligatoire sont directement reliées aussi à la présence de main-d’oeuvre extérieure selon Mme Boisvert.

Comme partout au Québec, le CRSSSBJ ne fait pas exception et a des problèmes à recruter du personnel à temps plein. « Nous affichons des postes à temps plein, mais nous n’arrivons pas à les combler », de nous lancer la directrice générale. Elle a aussi avoué que le recours à la main-d’œuvre extérieure a augmenté au cours des dernier mois. Mais cette augmentation est directement reliée à la pandémie de coronavirus qui demande plus de ressources humaines qu’à l’habitude.

L’équipement de protection

Dans l’engagement présenté par les syndicats, un point est réservé à l’approvisionnement sécuritaire en équipement de protection individuelle en quantité suffisante dans tous les points de services. A-t-on un problème d’approvisionnement au CRSSSBJ ? Mme Boisvert affirme que, dès le début de la pandémie, des mesures ont été mises en place pour que le personnel ait l’équipement de protection nécessaire dans tous les établissements du territoire. « Nous n’avons pas eu de difficulté au niveau de l’équipement. Il y avait des préoccupations au niveau provincial de l’approvisionnement. Ici, il y a eu des préoccupations à un certain moment avec les masques N-95 qui étaient très rares, mais nous avons trouvés des solutions. »

La direction du CRSSSBJ a d’ailleurs fait un sondage auprès de l’ensemble de son personnel pour connaitre leur degré de confiance au sujet de la prévention et le contrôle des infections. Sans nous dévoiler le résultat, Mme Boisvert nous a rassurés. « Le sondage est très élevé. Il y a une confiance importante envers notre organisation », a-t-elle dit.

Bonne entente

Malgré le coup d’éclat du syndicat qui connaitra son dénouement quelque part en décembre ou en janvier avec la décision du C.A., Mme Boisvert nous rassure en affirmant qu’il y a une bonne entente entre la direction et ses syndicats. « Nous ne sommes pas en chicane avec le syndicat, ça va bien. » il y a des rencontres à toutes les semaines, même au niveau des comités de relation de travail et l’ambiance est bonne.

René Martel, Initiative de journalisme local, La Sentinelle