Dépôt d’une pétition à la séance du conseil de Sainte-Adèle

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Une pétition a été déposée lors de la dernière séance du conseil de ville de Sainte-Adèle ce lundi 19 octobre concernant le sens unique sur la rue Chapleau.

La pétition avait pour but de demander à la Ville que la rue Chapleau, située dans le secteur Mont-Rolland, redevienne à deux sens. En effet, depuis quelque temps, la Ville avait décidé de rendre cette rue à sens unique, entre autres, pour assurer la sécurité des élèves de l’école Chante-au-Vent. Toutefois, la vingtaine de citoyens qui ont signé la pétition déplorent cette mesure qui provoque une hausse de la circulation sur la rue Labelle, qui est, selon Mme Marchand, initiatrice de la pétition, dangereuse autant durant l’été que l’hiver, car elle est en pente. « Je me sens prise en otage, surtout lorsqu’il y a de la glace en hiver et que je ne peux plus sortir de chez moi », a-t-elle expliqué lors de la période de questions. Mme Brière a répondu que le sens unique avait été mis en place pour assurer la sécurité pour les enfants étant donné qu’il y a plus de 500 élèves qui entrent et sortent de l’école chaque jour. Elle a ajouté que des discussions allaient être faites avec les résidents du secteur pour trouver une solution qui prendrait en compte la sécurité des enfants, « une priorité pour la Ville de Sainte-Adèle ».

Dans un autre ordre d’idées, la mairesse a abordé le problème de la vitesse dans la ville pour lequel un montant sera alloué dès le printemps prochain afin d’installer, notamment, des bollards à plusieurs endroits. Concernant le stationnement pour accéder au Parc linéaire le P’tit Train du Nord, la Ville fera une demande à la MRC des Pays-d’en-Haut pour qu’il soit surveillé étant donné l’afflux de personnes qui l’utilisent pour se rendre aux chutes de Sainte-Marguerite. La Ville s’oppose également au projet de loi 49 du gouvernement québécois en lien avec les locations à court terme des résidences principales et souhaite continuer de décider les endroits où sont permises les locations de type « Airbnb », comme cette pratique engendre beaucoup de plaintes.

En ce qui a trait à la rue du Sauvage-Mouillé, qui fait l’objet de controverse chez certains citoyens compte tenu du terme « sauvage » associé aux autochtones, la Ville fera une demande de changement de nom de rue à la Commission de toponymie du Québec pour qu’elle devienne la rue de la Légende. Le conseiller municipal du district 4, Martin Jolicoeur, s’est par ailleurs opposé à cette motion puisque ce nom de rue fait référence à un superhéros qui entre dans le contexte des contes et légendes du Mont Loup-Garou. Ainsi, selon lui, demander à tous les citoyens de la rue de changer leur adresse lui semble démesuré et basé sur de « faux motifs ».

Le dossier du conseiller M. Pierre Lafond est actuellement en délibéré à la cour municipale, une décision est donc à venir prochainement.

Le conseiller n’était pas présent à la séance puisqu’une enquête est en cours par la Sûreté du Québec, il tentait toutefois de se connecter par vidéoconférence au cours de la soirée, en vain.

Marie-Catherine Goudreau, Initiative de journalisme local, Journal Accès