Deux fermes laitières intronisées au Club d’Excellence d’Agropur

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Deux fermes laitières de Sainte-Perpétue et Sainte-Monique font désormais partie du Club d’Excellence d’Agropur. Elles se sont distinguées pour leur travail en matière de bien-être animal et pour la qualité de leur lait.

La ferme Lima de Sainte-Perpétue a su se frayer un chemin jusqu’au Club d’Excellence d’Agropur, dans la catégorie Prix Bien-être animal d’Agropur, lors du 32e Gala du Club de l’Excellence d’Agropur. L’équipe de Daniel Alie, Nicole Marchand et Tom Alie de la ferme Lima s’est démarquée par «ses actions concrètes et exemplaires en matière de bien-être animal» et pour ses bonnes pratiques, écrit Agropur.

«C’est des choses qu’on faisait déjà. On ne s’est pas forcés pour le concours. Tout ce qu’on faisait répondait aux critères» tout simplement parce que ça tombait sous le sens, explique Tom Alie qui fait ce métier depuis dix ans et qui est revenu à la ferme familiale en 2010. «Les vaches sont dehors de mai à octobre, toutes les nuits en été, et l’automne, c’est toute la journée».

Seuls 5 à 10% des producteurs laitiers envoient leurs animaux dehors, explique M. Alie, qui possède avec sa famille une centaine de vaches, dont 50 sont à la traite. «C’est plus petit, mais je me suis toujours dit "je veux faire mieux, avant de faire plus gros". De ne pas nécessairement être parfait, mais plus qu’acceptable dans mon domaine».

Faire partie des finalistes dans la catégorie Bien-être animal lui confirme que «ce qu’on fait, on le fait bien et que c’est reconnu par les gens qui ont sélectionné les troupeaux», souligne Tom Alie. Chaque vache de sa ferme produit 11 000 litres de lait en moyenne chaque année.

Des meilleures pratiques à l’un des meilleurs laits!

La ferme Renely de Sainte-Monique a été déclarée championne régionale dans la catégorie Qualité du lait. Ses propriétaires, René et Ghyslain Vouligny (père et fils) accèdent ainsi au Club d’Excellence d’Agropur pour la première fois.

«J’essaie de faire de mon mieux. Je ne le fais pas pour gagner des prix», affirme Ghyslain Vouligny. Les juges se fient «aux analyses et au nombre de globules blancs que contient le lait. Et moins il y en a, meilleur il est. La propreté des animaux, la génétique, un système de traite efficace et les produits qu’on utilise ont tous une influence sur la qualité du lait», ajoute Ghyslain Vouligny.

Le fils tire son expérience du père. « Mon père a commencé avant moi. J’ai 39 ans. Depuis que je suis tout petit que je trais des vaches. Ça fait 11 ans que je suis actionnaire de l’entreprise avec mon père. J’ai 147 têtes et à la traite, j’en tire environ 89». Et c’est vraiment un des meilleurs laits? «Si tu veux y goûter, il faut que tu viennes en chercher dans le réservoir!», après il est trop tard.

Les candidatures de cette catégorie ont été analysées par un jury composé de cinq employés d’Agropur et d’un expert externe. Les cinq finalistes ont d’ailleurs reçu la visite surprise du jury, lequel a pu vérifier si la réalité était conforme au dossier présenté.

«L’objectif de ce concours est de reconnaître les membres pour des actions qui reflètent d’excellentes normes de bien-être animal et qui peuvent inspirer les producteurs à reproduire ce modèle à leur ferme. C’est également une excellente approche pour valoriser les initiatives de nos membres, producteurs laitiers, dans le domaine du développement durable», écrit Agropur. «Grâce au Club de l’Excellence, nous reconnaissons, encourageons et récompensons la quête de l’excellence. Mais surtout, nous nous inscrivons de manière concrète à notre promesse d’un meilleur lait, d’un meilleur monde», a mentionné M. Roger Massicotte, président d’Agropur.

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud