Djordan Lemay : la beauté de l’horreur

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Au cœur d’un parcours scolaire qu’il qualifie de difficile, Djordan Lemay s’est découvert une passion pour le dessin. Encouragé par ses parents, le jeune homme originaire de Saint-Côme vit maintenant de son art via le tatouage et, éventuellement, par la création de sculptures de personnages «horrifiants».

«Dès l’enfance, je n’écoutais pas souvent le prof et il me surprenait à dessiner», se rappelle-t-il en riant. Rapidement, Djordan Lemay puisera son inspiration dans les personnages issus de l’univers de Marvel et l’imaginaire des films d’horreur dans la création de ses oeuvres.

«Ma mère, Chantal Lessard, est peintre. Avec mon père Richard, elle m’a payé des cours de peinture et, un peu plus tard, ma première machine à tatouage», se remémore-t-il reconnaissant.

Exerçant son métier de tatoueur depuis une dizaine d’années, la pandémie provoquera chez le résident de Saint-Georges un choc économique et, heureusement, créatif. «Le confinement fut bénéfique pour moi pendant la première vague. Nous avons été forcés à l’arrêt et j’ai dû fermer boutique pour un temps indéterminé. Donc, j’ai dû me réinventer je me suis mis à la sculpture une passion que j’avais déjà, mais que j’ai décidé d’approfondir. Ayant une passion pour les films d’horreur, je me suis mis à sculpter pour le plaisir des personnages d’épouvante», souligne un Djordan Lemay qui aura la bonne idée de diffuser ses créations sur le web.

«Rapidement, des gens de partout se sont mis à m’écrire après avoir vu mes sculptures! Mes créations ont attiré des gens de partout du Japon, du Mexique et de Los Angeles m’écrivaient. Plusieurs seraient acheteurs», dit-il en précisant que cet enthousiasme l’amène à penser au développement commercial de ce volet de son art.

«Étant moi-même collectionneur d’objets reliés à des personnages de films d’horreur, je cherchais à me procurer des grandeurs nature. Souvent, je n’ai pas trouvé ce que je cherchais. Je me suis rendu compte que je suis loin d’être seul», constate celui qui est à se renseigner sur les droits de licence qui lui permettrait d’exploiter commercialement Freddy Krueger, Annabelle, Chucky ou Pennywise.

«Je suis la preuve vivante qu’on peut se réinventer et si je peux être source d’inspiration pour d’autres personnes et montrer le positif dans toute cette pandémie et le confinement, pourquoi pas», conclut le positif Djordan Lemay.

Comme quoi, parfois, il y a de la beauté dans l’horreur!

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal