Enseignement au collégial: «On fonce tout droit dans un mur!» selon la CSN

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
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ÉDUCATION. «Si rien n'est fait pour améliorer les conditions dans lesquelles travaillent les profs de cégep durant la pandémie de COVID-19, on fonce tout droit dans un mur!», selon Yves de Repentigny, vice-président responsable du regroupement cégep de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Cette réaction fait suite à la publication d’un sondage tenu auprès de 2 400 d’entre eux. «Ce sondage révèle que la tâche du personnel enseignant du réseau collégial s'est considérablement alourdie. Par exemple, un pourcentage important des répondant-es estiment que la préparation des cours (93 %), l'encadrement des étudiantes et des étudiants (83 %), la préparation des stages (74 %) et la correction (69 %) leur prennent plus de temps, passant dans certains cas du simple au double», indique-t-on. Par conséquent, une forte majorité d'enseignants se disent notamment incapables de réaliser à leur entière satisfaction les activités particulières d'encadrement (80 %), l'adaptation des cours en fonction des groupes (76 %) et l'encadrement au quotidien des étudiantes et des étudiants (73 %). «Le Ministère doit injecter des ressources dans l'enseignement le plus tôt possible, particulièrement pour réduire la taille des groupes; autrement, des gens y laisseront leur santé. Les profs s'impatientent. Peut-on leur envoyer un signal clair qu'on leur permettra de mieux respirer la session prochaine?», demande Yves de Repentigny. «Le gouvernement doit investir des sommes substantielles pour faire une réelle différence dans le travail de celles et de ceux qui se dévouent afin d'assurer la persévérance et la réussite de toutes les populations étudiantes en dépit de la situation difficile dans laquelle nous nous trouvons», conclut-il.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal