Entrepreneurs électriciens : Plus occupés que jamais

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Si la pandémie a affecté un grand nombre d’entreprises, ce n’est certainement pas le cas pour les entrepreneurs électriciens, qui font des affaires d’or. Pour plusieurs d’entre eux, il s’agit ni plus ni moins de la plus grosse période de leur histoire.

Habituellement, le début de l’année est une période creuse. L’an dernier à pareille date, les contrats et les soumissions se sont multipliés et la tendance s’est maintenue. Que ce soit dans le secteur résidentiel ou industriel, il n’y a pas eu de relâche depuis ce temps.

Selon l’un d’entre eux, la pandémie est en grande partie responsable. « En étant dans leurs maisons, les gens se sont trouvé des travaux à faire. Normalement, on est une quinzaine d’employés. Maintenant, nous sommes au-dessus de 20. On n’a pas baissé la garde du tout, tout le monde travaille. On n’a jamais autant soumissionné. Ça n’a pas diminué encore et ça ne tend pas à diminuer non plus », prédit Michel Lessard, président de Valmo Électrique, d’Hébertville-Station.

Du « jamais vu »

De son côté, Jacques Tremblay, président de Rémy Bouchard Électrique à Alma n’hésite pas à le dire, c’est du « jamais vu ». Il assure toutefois que même s’ils sont occupés, les électriciens ne sont pas débordés pour autant. La clientèle pourra être desservie sans problème.

L’entreprise, qui se spécialise surtout dans le secteur industriel, a notamment obtenu des contrats auprès de Rio Tinto, de la Mine Niobec et Produits forestiers Résolu.

« Le plus fort cette année, c’est le côté industriel. Pourquoi? Parce que beaucoup d’entreprises qui sont en rénovation, font des agrandissements, et souhaitent être conformes aux nouvelles normes environnementales », explique-t-il.

De meilleurs salaires?

Ghislain Tremblay, président des Électriciens du Nord, situé à l’Ascension-de-Notre-Seigneur, ne croit pas que la pandémie ait une quelconque incidence sur la demande de services d’électriciens. Selon lui, c’est parce que les gens font de meilleurs salaires qu’auparavant.

« Oui, on fait de la rénovation, mais ce qu’on a le plus, c’est de la construction neuve. C’est rendu que le monde gagne tellement de gros salaires. Chaque mois, je reçois une trentaine de plans de maison et il n’y en a aucune qui est en bas de 300 000 $. On parle de maison avec des garages doubles chauffés », constate-t-il.

Au niveau de la main d’œuvre, même si la relève est bien présente, Ghislain Tremblay estime que celle d’expérience se fait plutôt rare. Jacques Tremblay ajoute pour sa part que son entreprise tire son épingle du jeu grâce au bouche-à-oreille. Enfin, Michel Lessard dit ne pas avoir de problème de rareté de main-d’œuvre.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean