Espoir olympique canadien: Alicia Pineault tire le positif d’une situation difficile

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En février 2020, Alicia Pineault venait de connaître la performance de sa vie, se classant dans le top 10 chez les femmes lors des Championnats des quatre continents. Tous les espoirs étaient permis pour la Varennoise, alors que les Championnats du monde de patinage de Montréal arrivaient à grands coups de patin…

Un an après le début de la pandémie et l’annulation de ces championnats, le temps presse pour les athlètes qui espèrent bientôt reprendre la compétition afin de poursuivre leur développement. Bien que certains événements se soient tenus en mode virtuel à la fin de l’année 2020, les patineurs artistiques ont aussi eu leur lot de déceptions. L’annonce ces derniers jours de la fin prématurée de la saison du Club de patinage artistique (CPA) de Varennes en fait partie.

Quant aux athlètes de pointe qui arrivent à maturité, les prochains mois sont d’autant plus cruciaux, puisque nous sommes à une année des Jeux olympiques d’hiver qui se tiendront, si la situation politique et sanitaire le permet, à Beijing.

C’est le cas d’Alicia Pineault qui, avant l’arrêt des compétitions, était en bonne position pour représenter le pays dans son sport. Inutile de dire que les athlètes de son calibre ont eu besoin de soutien cette année de leurs fédérations respectives afin de garder la forme physique et un bon moral.

« Alicia arrivait vraiment à son apogée, explique Stéphane Yvars, entraîneur au Centre Élite Boucherville. Elle venait de connaître sa meilleure performance à Séoul. Mais c’est dans des moments comme celui-là qu’on voit un peu la détermination d’une athlète. Certains patineurs ont pu se remettre en question, devoir prendre des décisions, mais d’autres, comme Alicia, ont su retourner la situation pour en faire quelque chose de positif. Elle en a profité pour améliorer certains aspects de son patinage afin de revenir encore plus fort après. »

Selon M. Yvars, la Varennoise se prépare intensivement pour la saison des qualifications pour les prochains jeux. « Dans sa tête, elle travaille fort pour atteindre son objectif. »

Difficile en revanche, à ce moment-ci, de prévoir comment se dérouleront les qualifications qui vont permettre de connaître l’identité des athlètes qui feront partie de la délégation canadienne ni le nombre de représentants également que chaque pays pourra envoyer en Chine.

« C’est un peu ambigu tout ça, admet Stéphane Yvars. Nous allons en savoir davantage au cours de la saison. Nous espérons recommencer les compétitions au niveau élite et avoir une saison de grands prix et des championnats canadiens. D’après moi, c’est à ce moment que la sélection pourrait se faire. »

Entretemps, Alicia a profité de la pause afin de subir une intervention chirurgicale afin de corriger un problème latent qui aurait pu l’empêcher d’atteindre son plein potentiel à temps pour les Jeux de Beijing. « Ça s’est vraiment bien passé, nous confirme son entraîneur. Nous avons pris cette décision quand même tôt, car il y avait un problème qui traînait depuis quelques années. Ça n’était pas dramatique, mais quand nous avons vu la direction que prenait la saison, nous avons décidé de changer la planification afin de régler ça le plus tôt possible, afin de lui donner la meilleure chance de relever encore plus son niveau. »

Si le soutien pour la préparation physique et psychologique des patineurs a été particulièrement importantau cours des derniers mois, le financement des clubs et des athlètes a pu être lui aussi affecté par la situation pandémique depuis l’an dernier. « C’est certain que les commanditaires suivent les compétitions, les résultats, admet M. Yvars. Avec la COVID-19, des projets ont dû été mis sur la glace, alors oui, ç’a eu un impact à ce niveau. »

Espérons donc que les encouragements qui serviront à appuyer notre athlète dans la poursuite de son rêve seront à la hauteur de la détermination d’Alicia.

Steve Martin, Initiative de journalisme local, La Relève