Félixanne Harvey concilie l’art et les études

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Félixanne Harvey, alias Créations Art’vey, n’en revient pas de la chance qu’elle a. À 20 ans, l’étudiante en psychologie à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) a réussi à trouver son créneau artistique : elle peint des portraits d’animaux réalistes avec une touche colorée qui sont très appréciés par les internautes.

Pour ceux qui la connaissent, il n’est pas surprenant de voir Félixanne avec des pinceaux dans les mains. La jeune femme a toujours apprécié l’art et fait du dessin d’aussi longtemps qu’elle se souvienne.

À l’âge de 10 ans, la jeune artiste a suivi quelques cours de dessin, ainsi que quelques cours de peinture, au fil des années. À compter de son 13e anniversaire, Félixanne préférait créer de chez elle.

« Au début, dans mes cours de peinture, je faisais surtout des paysages. Quand j’ai commencé à peindre des animaux, j’ai vraiment trouvé ma voie. J’ai vu que j’avais plus d’intérêt, alors que je suis passionnée d’animaux », commente-t-elle, lors d’un entretien par visioconférence avec Le Quotidien.

Sa spécialité est le portrait d’animaux réalistes en acrylique, sur lequel elle ajoute de la couleur et de la texture. « Il y a beaucoup d’artistes qui font des portraits réalistes d’animaux. C’est sûr que moi, j’ajoute ma touche de couleurs. Ça fait trois ans maintenant que j’ai peaufiné ce style-là », souligne-t-elle. Ses animaux préférés sont les félins et les pandas, mais elle essaie continuellement de diversifier ses créations.

Ce style bien précis est devenu sa marque de commerce bien apprécié des internautes, qui sont plus de 3000 à suivre l’Almatoise d’origine à travers ses œuvres. « Je ne pensais pas que les réseaux sociaux pouvaient autant me propulser. Ça permet aussi de toucher des gens que je n’aurais probablement jamais touchés autrement », rappelle-t-elle.

Avec des concours, collaborations et participations à quelques symposiums, Félixanne s’est fait découvrir sur la Toile. Ce sont davantage des gens dans le coin de Montréal et de Québec qui suivent la jeune artiste.

Sa plus grande collaboration à ce jour est celle avec Confection Imagine. Les clients peuvent retrouver les œuvres de la jeune artiste sur des accessoires de l’entreprise jonquiéroise. « On essaie de rendre l’art accessible avec un produit dérivé fait au Québec. C’est un projet plaisant pour nos clients qui encouragent deux entreprises locales à la fois », raconte Félixanne.

La collaboration dure depuis deux ans et n’est pas près de s’arrêter. De nouveaux produits sont continuellement mis en vente. En plus de faire les illustrations sur les accessoires, comme sur des trousses ou des sacs à main, elle fait aussi les motifs des boutons en époxy.

Conciliation travail-études Quand Félixanne a commencé à dessiner, jamais elle ne s’était imaginé qu’à 20 ans, elle pourrait vivre de ce loisir à temps partiel. Pour elle, la peinture est son emploi étudiant, ce qui fait qu’elle peut continuer ses études en toute tranquillité. La pandémie est venue faciliter cette conciliation. « Je trouve ça plus facile, avec la pandémie, ça m’a vraiment aidée. Puisque je suis toujours à la maison, dès que j’ai un temps libre, je peux vraiment me consacrer à mon art », confie-t-elle. Avec l’école à la maison, elle peut travailler sur certains projets lorsqu’elle en a envie.

À l’été, elle se concentrera encore plus sur ses créations. Elle ouvrira ses commandes personnalisées, en plus de participer à des symposiums. En deux ans, elle compte déjà cinq participations à ces événements. On pourra voir les œuvres de Félixanne au Symposium international de peinture et de sculpture du Saguenay-Lac-Saint-Jean, au Symposium de peinture de L’Ascension et probablement au Symposium en arts visuels Couleurs urbains à Granby, où elle avait gagné le prix du maire à son dernier passage. Son dossier est en attente d’approbation.

Lorsqu’elle pense à la suite, la jeune artiste ne rêve pas à l’argent ou aux galeries. Elle a découvert sa mission, au fil des années : rendre son art le plus accessible possible, avec des toiles et des produits dérivés. Elle souhaite que ses œuvres conviennent à tous les budgets, elle joue donc avec les tailles et les différents produits. Elle espère pouvoir pratiquer ce loisir encore longtemps tout en trouvant sa voie dans le domaine de la santé.

Myriam Arsenault, Initiative de journalisme local, Le Quotidien