Fabien Lavoie: un créateur sans limite

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L’homme derrière l’Atelier FLF, Fabien Lavoie, a un passe-temps peu conventionnel. Créateur à ses heures, il fabrique des accessoires pour les jeux d’évasions, dont ceux de la région. Il élabore également des répliques fonctionnelles pour le cosplay. Celle du Distant Star, un fusil éclaireur utilisé dans le jeu Destiny, a même été applaudie par l’entreprise de jeux Bungie, qui a partagé le travail du Saguenéen à ses millions d’abonnés.

L’homme de 28 ans natif de Saguenay est analyste de télécommunications. Il compte parmi ses intérêts deux grandes passions, le tir de compétition et la création d’accessoires souvent reliés à l’univers des jeux vidéo.

Tout a commencé lorsque Fabien s’est procuré une imprimante 3D, il y a de ça une dizaine d’années. «J’étudiais en électronique, dans ce temps-là, à la technique de génie électrique. J’avais déjà un intérêt pour la robotique et la domotique, j’aimais fabriquer des trucs fonctionnels. Avec l’imprimante 3D, ç’a donné un kick à tout ça, je me suis rapidement mis à expérimenter avec», explique le jeune homme, lors d’un appel par visioconférence avec Le Progrès.

Son entreprise

Ses premiers clients ont été rencontrés par hasard. Alors que Fabien participait à des activités d’immersion de grandeur nature, il a entendu la discussion entre des organisateurs. Ces derniers parlaient d’une vieille ampoule qui clignotait qu’ils avaient installé dans le décor et se disaient qu’ils aimeraient beaucoup s’en procurer qui faisaient expressément le même effet. C’est à ce moment que Fabien est intervenu et a proposé ses services. Il s’est donné le défi de réaliser ce projet, sans trop savoir comment, et a continué et a des contrats de temps à autre.

Depuis ce jour, il n’a jamais arrêté de créer. «Je fabrique surtout des accessoires fonctionnels de cosplay. En plus, mes champs de compétences adonnent bien pour les jeux d’évasion, ce sont mes principaux clients pour qui je fais du travail rémunéré », explique Fabien. Il a d’ailleurs ouvert une page Facebook appelée Atelier FLF où il démontre ses plus récents projets.

Il compte parmi ses clients dans la région Mission Évasion et Escaparium Saguenay. À Trois Rivières, il a déjà travaillé pour l’entreprise de jeux d’évasion Hérole.

Il peut obtenir des contrats à la pièce, pour faire la création d’un objet à but précis, mais il a été également inclus parfois dans les processus d’idéation, de design pour des projets de plus grande ampleur. L’importance de son implication dépend des projets, mais il compte par exemple une quinzaine de créations dans le scénario Le Pavillon Murdock à Escaparium Saguenay.

En fabriquant ces diverses inventions, Fabien a maintenant plus d’une corde à son arc de compétences. Couture, soudure, ébénisterie, forge, il apprend constamment par lui-même en se lançant de nouveaux défis. Il a préféré développer ses capacités dans une foule de domaines, au lieu de se spécialiser dans un seul.

Réussite

Quand il pense à son parcours, Fabien ressent de la fierté pour toutes ses créations. Mais, sa première réalisation a quelque chose de bien spécial pour lui.

Sa réplique du Distant Star, un fusil éclaireur utilisé dans le jeu Destiny, lui a valu des éloges de la compagnie du jeu, Bungie. « Ils m’ont contacté pour me demander s’ils pouvaient publier mon travail sur leurs réseaux sociaux. Ç’a vraiment été un bel encouragement. En plus, que c’était le premier que je faisais. Je pense encore aujourd’hui que c’est l’un de mes plus beaux projets », souligne-t-il. Le tweet de la compagnie montrant sa réplique a recueilli plus de 2000 mentions J’aime et de nombreux joueurs ont complimenté le travail du Saguenéen. Des articles ont même été écrit sur son travail.

Pour le moment, l’homme ne se voit pas vivre de ce passe-temps, il aime que ce soit un loisir. Il ne peut nier qu’il a déjà pensé à la création d’un jeu d’évasion, mais pour l’instant, il se concentre sur la diversification de ses connaissances, la création de projets et sur l’agrandissement de son réseau de contact.

S’il y a une chose qu’il souhaite que les gens retiennent de son parcours, c’est que tout a commencé par une imprimante 3D. « Ç’a honnêtement complètement changé ma vie », insiste-t-il. Beaucoup plus abordable que lorsqu’il a acheté la sienne il y a dix ans et beaucoup plus facile d’utilisation, il croit que plusieurs apprendraient beaucoup et s’amuserait énormément avec l’appareil.

Myriam Arsenault, Initiative de journalisme local, Le Quotidien