Gaspésie : Le nombre de cas actifs fond de moitié en une semaine

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Après une semaine marquée par une baisse des nouveaux cas quotidiens, la Gaspésie et les Iles rapporte 10 nouveaux cas de COVID-19, vendredi. Autre signe d’un enjolivement de la situation ; la santé publique met officiellement fin à deux éclosions majeures et la région est sur le pas des 100 cas actifs, alors que 210 personnes étaient infectées il y a une semaine.

Le CISSS de la Gaspésie déclare officiellement terminées les éclosions au CHSLD de New Carlisle et à la résidence pour ainés Lady Maria, deux éclosions majeures qui s’étaient déclarées au début de l’automne. 60 personnes avaient contracté la maladie dans ces deux établissements, dont quatre sont décédées.

Parmi les nouvelles infections, six se retrouvent dans la MRC de Bonaventure. Les MRC du Rocher-Percé et de la Côte-de-Gaspé rapportent deux nouveaux cas chacune. Un seul nouveau cas est recensé dans un lieu d’éclosion connu, soit un résident du CHSLD Mgr-Ross de Gaspé ayant été testé positif à la maladie au cours des dernières heures.

Alors qu’elle comptait 210 cas actifs il y a sept jours exactement, la région de la Gaspésie-Île-de-la-Madeleine en rapporte moins de la moitié, vendredi, avec 103 infections actives.

Quatre personnes sont hospitalisées dans la région en lien avec la maladie à coronavirus.

Les leçons de la première vague

Si la Gaspésie a été durement frappée par la COVID-19 lors de la deuxième vague, rapportant d’importantes éclosions dans la Baie-des-Chaleurs et dans la Côte-de-Gaspé, les centres hospitaliers ont pu profiter des leçons tirées lors de la première vague pour mieux, selon deux médecins de l’hôpital de Chandler.

«On était prêt pour la deuxième vague. Il y avait moins d’appréhension et de stress chez le personnel puisqu’on en a tellement parlé. Personne n’a été surpris», note la docteure Caroline Dumont. Lors de la première vague, la péninsule gaspésienne ayant été plutôt épargnée, les centres hospitaliers ont pu apprendre de ce qui s’est vécu ailleurs. «Ce qui a été très utile, c’est que la première vague ne nous a pas atteints ou presque, mais on a quand même eu peur comme ailleurs. Ça nous a permis d’adresser les craintes de chacun», ajoute-t-elle. Dr Dumont croit aussi que la disponibilité des tests de dépistage sur place a contribué à diminuer l’anxiété du personnel.

Même si la région a recensé plus d’éclosions au cours de la seconde vague, la structure était solide et testée, rapporte le docteur Mike Langlois, urgentologue à l’hôpital de Chandler. «Il y a avait beaucoup de craintes lors de la première vague comme on n’avait pas encore rodé le système. Quand ça a commencé à débouler à l’automne, on savait que la structure était forte et fiable», soutient-il.

Simon Carmichael, Initiative de journalisme local, Le Soleil