Gestion de l’offre : « Un premier pas, mais encore du travail à faire », dit Kristina Michaud

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Le Bloc québécois a défendu l’adoption du projet de loi C-216 pour la protection de la gestion de l’offre dans les futures négociations commerciales la semaine dernière. Le regroupement politique se réjouit donc d’apprendre que les producteurs concernés seront dédommagés pour les embûches créées par la mise en place des deux derniers accords de libre-échange.

Le projet de loi C-216 du Bloc québécois vise à empêcher le gouvernement d’affaiblir la gestion de l’offre lorsqu’il conclut des ententes internationales avec ses partenaires. Et à la suite des pressions répétées des députés pour le versement de l’ensemble des compensations aux producteurs et aux transformateurs sous gestion de l’offre, la députée Michaud se dit soulagée que le gouvernement annonce enfin une partie de l’aide promise.

En effet, la ministre Marie-Claude Bibeau a annoncé samedi qu’une certaine forme d’indemnité sera offerte à ces producteurs et transformateurs qui ont grandement été affectés par les brèches faites au système agricole québécois à travers les concessions des trois derniers accords commerciaux. En effet, ils recevront les reste des versements dus en trois ans.

Kristina Michaud, qui prend le dossier à cœur, a pu s’entretenir avec le président des producteurs de lait du Bas-Saint-Laurent, Gabriel Belzile, à la suite de l’annonce. « Je représente une circonscription rurale où l’agriculture est extrêmement importante », a-t-elle expliqué. « J’ai rencontré de nombreux producteurs depuis mon élection il y a un peu plus d’un an et je sais à quel point cette nouvelle était attendue. Les producteurs de lait, œufs et volaille pourront enfin obtenir des indemnisations même si aucune compensation ne permettra de rétablir l’équilibre qui avait été acquis. »

Mme Michaud renchérit que « c’est un bon pas, mais plusieurs détails restent à venir ». De plus, les transformateurs de l’ensemble des secteurs ont été complètement écartés par l’annonce d’Ottawa, sans compter qu’il n’y a toujours aucune compensation pour l’ACEUM (ancien ALENA). La députée craint que la promesse du gouvernement de n’accorder aucune autre concession dans de futurs accords ne soit encore que des paroles en l’air.

« Pour véritablement tenir parole, le gouvernement et tous les partis d’opposition doivent adopter le projet de loi C-216 déposé par le Bloc Québécois. Ce sont des gestes concrets tels que celui-ci qui vont réellement protéger nos producteurs », a ajouté la bloquiste. En attendant, Kristina Michaud et ses collègues persisteront aux côtés des gens du milieu agricole pour qu’ils puissent obtenir « la juste part des compensations qui leur est due et qu’ils ne soient plus tributaires des futures ententes internationales », d’après les dires de la députée fédérale.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane