Grande marche sous zéro: plus qu'une simple promenade de santé

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Ces derniers jours, plusieurs villes du Québec ont invité leurs citoyens à participer à La Grande Marche sous zéro organisée les 19, 20 et 21 février par le Grand défi Pierre Lavoie (GPDL).

L’événement se déroulera un an après l’arrivée de la COVID-19 en sol québécois et le début d’une pandémie qui a modifié nos habitudes de vie en plus d’avoir un impact sur la santé de bien des gens.

Il s’agit d’un anniversaire qui ajoute à l’importance pour les municipalités de faire la promotion de projets dont l’objectif est d’amener le plus grand nombre de résidents possible à faire de l’activité physique. Le tout, durant un mois où la tentation peut être grande de demeurer bien caché sous ses couvertures.

Les participants sont invités à parcourir, lors de l'événement, une distance de 5 kilomètres à l’extérieur de leur demeure. Tout simplement.

Pour s’inscrire gratuitement, les personnes intéressées doivent se rendre sur le site www.onmarche.com avant la date limite du 21 février. Les marcheurs en herbe courent par ailleurs la chance de remporter un des 50 manteaux Grand marcheur de la marque québécoise Audvik.

« Ce qui est difficile, c’est qu'avec la COVID-19, les gens ont perdu leurs points de repère, a expliqué Pierre Lavoie lors de son entretien avec La Relève. Ils avaient déjà leur système. Ils allaient au gym, à la piscine, ils avaient une structure et tout ça, mais c’est tombé à l’eau. »

En revanche, le sportif admet avoir vu un nombre important de gens redécouvrir les joies de la marche au cours d’un hiver qui a été, somme toute, assez clément du point de vue de la température.

« Le premier ministre a lancé le message à la population que la marche, c’est bon pour la santé mentale. Et les études démontrent que le risque pour la transmission de la COVID-19 est considérablement réduit à l’extérieur. Le résultat, c’est que nous avons vu plus de gens marcher cet hiver que jamais. Et l’extérieur est devenu l’endroit où l’on a l’impression d’avoir repris un peu de contrôle sur nos vies. Dans les épiceries, les pharmacies, on se rappelle qu’on est en période de pandémie, mais quand tu sors marcher, c’est fini. Il n’y a plus de trace du virus! »

Par de telles initiatives, les administrateurs du Grand défi Pierre Lavoie, dont les bureaux administratifs sont situés à Boucherville, remplissent leur engagement de trouver des alternatives à leur événement phare qui a dû être annulé cette année en raison de la pandémie.

« J’ai toujours dit que si on attend que tout le monde achète des vélos pour avoir une société en meilleure santé, on n’y arrivera jamais, ajoute Pierre Lavoie. Ça n’est pas tout le monde qui a les moyens de s’acheter une bicyclette. Mais marcher, c’est naturel. C’est accessible pour la grande majorité des gens. C’est quelque chose qui a toujours gardé l’homme en forme. C’est une des premières choses que tu apprends quand tu es bébé et c’est peut-être une des dernières choses que tu vas faire avant de mourir. Alors que ce soit devenu l’activité alternative pour beaucoup de monde, c’est une excellente nouvelle. »

Steve Martin, Initiative de journalisme local, La Relève