Hérouxville veut encadrer les AirBnB

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Hérouxville – La municipalité d'Hérouxville souhaite mieux encadrer les hébergements de type Air BnB parce que l'initiative nuit considérablement aux hébergements plus traditionnels qui se trouvent dans sa localité, estime le maire Bernard Thompson.

Celui qui est aussi préfet de la MRC de Mékinac espère être en mesure d'amener une réglementation qui pourrait stabiliser la situation, tel un changement d'usage ou un changement de zonage.

«C'est difficile parce qu'il y a des gens qui font déjà de l'hébergement. Il y a beaucoup de lacs chez nous. On voudrait une politique en ce sens qui soit égale entre les municipalités», explique-t-il.

Déjà, une pareille idée a fait l'objet d'une consultation à l'Assemblée nationale, le projet de loi 67, dont l'article 81 vise à mieux encadrer l'hébergement touristique.

«C'est une question aussi de voir si on donne le droit que des chambres de résidences soient louées, pas seulement quand les gens sont absents», ajoute M. Thompson.

Cette volonté d'aller de l'avant réside dans le fait que des plaintes commencent à être enregistrées à la municipalité envers ce type de commerce.

«C'est que trop souvent, malheureusement, les gens qui louent des AirBnB amènent certaines habitudes de vie qui dérangent la dynamique du voisinage», concède le maire, qui assure cependant ne pas nécessairement vouloir éliminer ce type de commerce.

«Oui on doit en avoir, mais jusqu'à combien pour qu'il y ait un équilibre?», questionne-t-il.

Questionnées à ce sujet, d'autres municipalités de la MRC de Mékinac confirmaient ne pas avoir, pour l'instant du moins, constaté de problématiques quant aux locations d'hébergements non-traditionnels, mais chacune d'elles assurait qu'elle serait à l'écoute des préoccupations du préfet.

Il en va de même à la Fédération québécoise des municipalités, qui a participé aux discussions dans le cadre du projet de loi 67.

«S'il y a des préoccupations qui sont soumises à notre attention, nous serons à l'écoute pour aider les municipalité, mais pour l'instant, il n'y a pas d'offensive envers les AirBnB chez nos membres», souligne Francis Martel, conseiller en relations avec les médias à la direction des communications de la FQM.

Une consultation devrait avoir lieu entre différentes municipalités de la région en février ou en mars, mais il est trop tôt pour l'instant pour déterminer quelle forme elle prendra.

Marc-André Pelletier, Initiative de journalisme local, Le Nouvelliste