Hausse des intoxications au monoxyde de carbone

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Depuis le mois de décembre dernier, le nombre de cas d’intoxication au monoxyde de carbone est en hausse dans la région, ont fait savoir les autorités de la santé publique. Un constat qui soulève des inquiétudes.

« Si nous n’avons pas de chiffres concrets à donner pour l’instant, on est facilement en mesure de dire qu’il y en a plus qu’à la normale. De plus, ce n’est pas tout le monde qui fait une intoxication au monoxyde de carbone qui se déplace à l’hôpital, donc les données que nous avons ne sont que la pointe de l’iceberg. Il y a possiblement 10 fois plus de cas que ce qui nous est rapporté », explique l’expert de la santé publique responsable du dossier pour le CIUSSS, David Simard.

Il ajoute que présentement, et surtout depuis le mois de décembre, il y a une tendance remarquée concernant les intoxications qui surviennent dans les garages privés.

« Si j’avais à dresser le portrait type de la personne intoxiquée, je dirais que c’est un homme qui fait de la mécanique sur un moteur à essence dans son garage. Il fait tourner le moteur de sa motoneige, par exemple, que quelques minutes pour vérifier qu’il tourne bien, ou pour déplacer le véhicule. Mais l’endroit n’est peut-être pas assez ventilé et les intoxications surviennent. »

D’autres cas souvent remarqués proviennent des gens ayant une génératrice installée au bord de la fenêtre de leur chalet et dont les émanations de entrent à l’intérieur.

Pêche blanche

Le gros de la saison de pêche blanche est à nos portes et David Simard souhaite sensibiliser les pêcheurs.

« Chaque année, on reçoit plusieurs cas d’intoxication qui surviennent dans des cabanes à pêche. Souvent, ça survient en raison d’un dispositif de chauffage d’appoint qui ne devrait pas être dans la cabane, ou qui fonctionne mal tout simplement. »

Il mentionne donc l’importance de se munir d’un détecteur de monoxyde de carbone dans sa cabane, mais aussi dans tous les endroits où l’on utilise un appareil à combustion.

Messages

Trois messages sont ainsi lancés, soit de ne pas sous-estimer le risque d’intoxication, de se munir d’un détecteur et de se présenter à l’hôpital si on pense avoir été intoxiqué.

« Les gens sous-estiment souvent les risques, en n’allumant qu’une petite minute leur moteur dans le garage, par exemple. C’est déjà une minute de trop. Il faut aller à l’urgence quand on pense avoir été intoxiqué, puisqu’il peut y avoir des risques à long terme, comme des troubles de la mémoire ou même un impact sur le muscle cardiaque. »

Janick Emond, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean