Hockey junior : on dénonce l’utilisation de l’anglais

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SPORTS. Dans une lettre adressée à Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation, la Fondation Équipe-Québec et le mouvement Impératif français s’inquiètent que la langue anglaise envahisse le monde du hockey québécois. «Nous rappelons que le but de la Charte de la langue française est de faire du français la langue commune des Québécois, soit « la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires » (préambule de la Charte). Précisément, les dirigeants et les autres membres du personnel des organisations ou entreprises soumises à la Charte doivent utiliser le français (article 141 de la Charte). Ainsi, les entraîneurs des équipes sportives sont tenus de communiquer avec les joueurs en français», rappellent Stefan Allinger, le président de la Fondation Équipe-Québec, et Jean-Paul Perreault, le président du mouvement Impératif français.

«Certes, l’usage d’une autre langue que le français est admissible dans certaines activités sportives internationales, mais le français doit demeurer la langue commune sur notre territoire national. Contrairement au préjugé répandu, l’utilisation de la langue nationale est naturelle et généralisée dans les grands pays européens du hockey comme la Suède, la Finlande ou la Russie. C’est ainsi pour les équipes participant aux championnats internationaux ou les équipes professionnelles. Contrairement à la prétention du commissaire Gilles Courteau de la LHJMQ, la Ligue nationale de hockey ne peut pas imposer par règlement l’usage d’une autre langue que le français au peuple québécois sur son territoire national. Le règlement d’une organisation d’intérêts privés ne peut supplanter une loi de l’Assemblée nationale où siègent les élus de notre collectivité. D’autant que la Charte de la langue française est une loi fondamentale ayant valeur constitutionnelle», ajoutent-t-ils en portant leur attention sur les Remparts de Québec. «Récemment, une vidéo navrante montrait l'entraîneur de cette équipe, Patrick Roy, s'adresser à ses joueurs quasi exclusivement en anglais dans le vestiaire de l'équipe. En particulier, il dénonçait « l’affaire du français et de l’anglais » (the French-English thing) dont il avait auparavant discuté personnellement avec chaque joueur afin qu’elle ne nuise pas à l’esprit d’unité de l’équipe, disait-il. Sidérante aliénation ! Et pourtant, on peut lire sur le fier mur de vestiaire, parmi les trois valeurs de l’équipe : RESPECT. Inspirer le respect à autrui commence par le respect de soi. Pour notre peuple, la langue française est aussi une affaire de PASSION et de RÉSILIENCE», indiquent les deux signataires qui souhaitent une rencontre avec Isabellle Charest afin de discuter d’actions à entreprendre ou de mesures à adopter pour maintenir l’usage du français comme langue commune dans les équipes sportives québécoises.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal