Hydro-Québec | De la grande séduction à la grande inspection

·3 min read

Des monteurs de ligne d’Hydro-Québec ont bravé le froid lors d’une particulière et grande inspection de lignes d’approvisionnements hydroélectriques à Harrington Harbour, là où a été tourné le film québécois, la Grande séduction, en 2003.

Avec un froid de -16° Celsius, les équipes ont eu recours à un robot pour obtenir des données précises des lignes électriques qui relient l’île de Harrington Harbour au continent.

Une opération spectaculaire dans lequel les travailleurs se sont rendus sur place en hélicoptère avant de compléter le parcours dans un bateau.

L’inspection de ces lignes, difficiles d’accès étant installées au-dessus de l’eau sur une longue distance, a demandé des équipements spécifiques, notamment la sonde LineMag, confectionnée au centre de recherche d’Hydro-Québec.

Cette sonde est en mesure de diagnostiquer l’état de corrosion interne des fils. Pour circuler sur les lignes, elle a été tirée derrière le robot de traction LineROVer, un autre produit fabriqué au centre de recherche. Il s’agit d’un petit équipement robotisé qui se transporte aisément.

« Ce travail a demandé toute une logistique. Par exemple, les monteurs ont hissé les équipements sur la ligne en grimpant aux structures de bois à l’éperon. Ensuite, ils ont hissé les équipements nécessaires avec un système de poulies et une planche de travail qu’ils avaient préalablement installés vers le haut des structures. Ils ont ensuite utilisé cette planche pour réunir la sonde LineMag et le robot LineROVer avant de les placer sur la ligne. Pour avoir déjà réalisé des travaux similaires ailleurs, sur la Basse-Côte-Nord, c’est une façon complètement différente de travailler », explique Stéphane Dumaresq, conseiller avec le milieu chez Hydro-Québec.

La Société d’État mentionne que cette ligne de distribution provient du poste de La Tabatière, lui-même alimenté par la centrale du Lac-Robertson.

Notons que les îlots de la traversée servent de route à la ligne. Chaque portique est bien ancré sur son îlot de roche contre vents et marrées. Un autre phénomène que l’on retrouve pratiquement uniquement à cet endroit.

Hydro-Québec souligne que l’inspection de la ligne s’imposait en raison de l’âge des câbles de la traversée, vieux de près de 40 ans et en raison de leur exposition à des conditions de vents et d’air salin qui influencent leur vitesse de dégradation.

Mesures sanitaires

Ces employés d’Hydro-Québec ont été hébergés à Tête-à-la-Baleine pendant quelques jours, le temps d’exécuter les travaux.

Ils ont dû se plier au protocole sanitaire mis en place par Hydro-Québec qui est sous certains aspects plus stricts que les règles qui s’appliquent aux visiteurs en général.

Or, en plus de devoir respecter les mesures sanitaires, tels le port du masque et la distanciation sociale, ces employés ont passé un test de dépistage à la COVID-19 au maximum quatre jours avant de se rendre sur la Côte-Nord.

Le résultat devait évidemment être négatif pour autoriser le déplacement.

La Grande séduction

Harrington Harbour est un petit port de pêche de la Basse-Côte-Nord établi sur l’île d’Harrington, à 3 km de la côte et à environ 14 heures de Sept-Îles.

Ce petit village avec ses trottoirs de bois, majoritairement habité par des anglophones, s’était retrouvé sous les feux de la rampe avec la sortie du film La Grande séduction, il y a 17 ans.

Dans le film Harrington Arbour a changé de nom pour Sainte-Marie-La-Mauderne. Le maire promet aux habitants du petit village de pêcheurs, un coup de pouce indispensable, sous la forme d’une nouvelle usine. Mais à condition que les villageois soient très gentils afin d’attirer un médecin pour qu’il s’installe à temps plein sur l’île.

Une comédie mettant en vedette Raymond Bouchard, Benoît Brière, Lucie Laurier, Clémence DesRochers, sans oublier David Boutin, qui campe le rôle du fameux docteur courtisé de toutes les manières.

Stéphane Tremblay, Initiative de journalisme local, Ma Côte-Nord