Industrie forestière : des centaines de millions laissés sur la table déplore l'Institut économique de Montréal

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FORESTERIE. Alors que le gouvernement s'apprête à revoir le régime forestier, l'Institut économique de Montréal (IEDM) rappelle que les forêts québécoises pourraient être exploitées davantage sans entamer le potentiel de renouvellement de la ressource. «Peu importe ce que peuvent raconter Greenpeace et les autres ONG, la réalité est que le Québec n'exploite pas son plein potentiel forestier et laisse beaucoup d'argent sur la table. Pourtant, une exploitation optimale de la ressource contribuerait grandement à la vitalité économique et sociale de nos régions. Il faut défaire les mythes. Ce n'est pas une histoire de grandes entreprises : 72% des joueurs de l'industrie sont de petites entreprises, et 90% d'entre elles sont situées en dehors de Montréal ou Québec», indique Miguel Ouellette, économiste et directeur des opérations de l'IEDM. Dans une note économique intitulée «Forêts québécoises : des centaines de millions perdus dans nos régions chaque année», Miguel Ouellette, fait valoir que c'est moins de 1% de la forêt qui est exploitée sur une base annuelle et qu'elle se régénère plus rapidement qu'elle n'est coupée. En fait, le Québec n'exploite que 72% du plein potentiel de la forêt chaque année selon l’économiste. «Afin de prospérer, nos régions ont besoin de bons emplois et c'est précisément ce qu'offre l'industrie forestière. Le salaire moyen en aménagement forestier est de 68 000$, ce qui représente 55% de plus que la moyenne de la province», ajoute-t-il en précisant que les solutions sont connues. «Nous devons nous rapprocher d'un taux d'exploitation de 95%, comme il prévaut en Colombie-Britannique. Afin d'y arriver, nous devons commencer par revoir et diminuer le prix minimal du bois dans les secteurs où il ne trouve pas preneur. Il faut également que les gouvernements et l'industrie travaillent ensemble afin d'avoir des plans d'aménagement de la forêt publique plus efficaces là où il n'y a toujours pas de coupes. Puis finalement, il faut faire tomber les nombreux obstacles et les coûts élevés imposés à l'industrie car ils représentent un frein à la croissance économique en région», conclut Miguel Ouellette.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal