Inspections accrues dans les commerces d’Ottawa

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Émilie Pelletier

epelletier@ledroit.com

Initiative de journalisme local

Queen’s Park

TORONTO — Dès ce week-end, de nombreux magasins à grande surface d’Ottawa recevront la visite d’inspecteurs qui distribueront des contraventions à ceux qui ne se conforment pas aux exigences en matière de santé et de sécurité liées à la COVID-19.

Lorsqu’elle a déclaré l’état d’urgence sanitaire il y a deux semaines, la province a mis en place une campagne élargie d’inspections pour s’assurer que les entreprises essentielles fonctionnent en toute sécurité.

Les établissements de vente au détail visés par cette campagne comprennent les magasins comme Walmart et Costco, les restaurants qui offrent des repas à emporter, les stations-service et les exploitations agricoles, notamment.

«Les inspections des lieux de travail agroalimentaires font partie de nos efforts continus visant à sensibiliser les gens et à prévenir et limiter les éclosions de COVID-19 afin de protéger la santé et la sécurité des travailleurs et de maintenir notre approvisionnement alimentaire solide», a fait savoir le ministre de l’Agriculture, de l’Alimentation et des Affaires rurales Ernie Hardeman.

La fin de semaine dernière, une cinquantaine d’inspecteurs du Travail ont sillonné 240 magasins à grande surface de la région du Grand Toronto, accompagnés d’agents des règlements administratifs locaux et d’agents de police.

En tout, ils ont donné 76 contraventions et constaté que plus de 30% de ces entreprises ne respectaient pas les exigences en matière de santé publique.

Ce week-end, c’est au tour des entreprises ottaviennes de passer sous le peigne fin de ces inspecteurs, comme l’a annoncé au cours de la semaine le directeur général des Services de protection et d’urgence pour la Ville d’Ottawa, Anthony Di Monte.

La prise de mesures adéquates de contrôle des foules et de distanciation physique aux caisses, l’utilisation adéquate des masques et les pratiques de nettoyage et de désinfection font partie des facteurs qui seront dans la mire des inspecteurs.

Les contrevenants sont confrontés à des amendes se chiffrant à 750$ pour les employés et à 1 000$ pour les sociétés.

Si une violation est plus grave, le tribunal peut aussi imposer des amendes allant jusqu’à 100 000$ pour les particuliers et jusqu’à 500 000$ pour les administrateurs et les dirigeants d’une société.

Ces derniers peuvent aussi se voir imposer une peine d’emprisonnement d’une durée allant jusqu’à un an.

L’amende maximale pour une société reconnue coupable d’une infraction est de 10 000 000$.

La durée des campagnes de sécurité peut aller de quelques jours à plusieurs semaines, selon les circonstances locales.

Émilie Pelletier, journaliste, Initiative de journalisme local, Le Droit