Internet haute vitesse en milieu rural : Du blocage systématique, selon le préfet

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Dressant son bilan de l’année 2020, André Paradis se désole que le dossier de l’accès à Internet haute vitesse dans les milieux ruraux n’a à peu près pas évolué en 2020. Selon lui, un « blocage systématique » perdure au niveau des entreprises de télécommunications et des programmes gouvernementaux.

« On n’a pas réussi, malgré tous les efforts qu’on fait depuis 10 ans, d’atteindre un résultat satisfaisant pour l’augmentation de foyers qui ont Internet haute vitesse. Ce n’est pas la faute de la MRC. On a vraiment essayé. Il persiste un blocage au niveau des entreprises et des programmes gouvernementaux. Malgré l’annonce de ces programmes-là, ils ne permettent pas aux citoyens des milieux ruraux de se développer », déplore le préfet.

Celui qui est également maire de Saint-Henri-de-Taillon rappelle que 250 personnes de sa municipalité n’ont toujours pas accès à ce service, ayant pourtant démontré son importance dans un contexte de pandémie. Parmi les secteurs non desservis par le service, le préfet énumère l’Ascension-de-Notre-Seigneur, Labrecque et Lamarche.

« Les compagnies ne veulent pas développer et mettre de l’argent là où il n’y a pas beaucoup de clients. Il faudrait que le gouvernement oblige les compagnies à y aller », croit-il.

Immigration

Selon le préfet, le projet de Politique des municipalités attrayantes du ministère de l’Économie a été un franc succès. Deux municipalités ont souscrit au projet : Alma et Métabetchouan-Lac-à-la-Croix, ayant permis l’accueil d’une trentaine d’immigrants.

Ce projet-pilote permet aux municipalités de mettre en place des comités et des organisations permettant aux immigrants de s’intégrer plus facilement. Ayant été récemment renouvelé, deux autres municipalités viennent d’y adhérer : Sainte-Monique-de-Honfleur et Desbiens.

Loi sur les milieux humides et hydriques

La MRC de Lac-Saint-Jean-Est a planché cette année sur la cartographie des milieux humides en raison de l’adoption d’une loi en 2018 forçant à payer des compensations financières lors de la destruction de milieux humides.

Pour ce faire, deux catégories de milieux humides ont été cartographiées. Les milieux dits d’intérêt qu’il faut protéger, et les milieux où il est possible d’y faire du développement.

Cette loi a causé du fil à retordre à la MRC et à certaines municipalités, notamment dans la mise en place du parc industriel du secteur sud à Hébertville, considéré en milieu humide. À Saint-Henri-de-Taillon, la rue Ouellet est aussi considérée comme telle, même si le développement immobilier s’y déroule depuis 10 ans.

Julien B. Gauthier, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean