« Je suis comme une travailleuse sociale »

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Michèle Claveau se sent comme une travailleuse sociale auprès des personnes démunies. Elle peut répondre à des appels à toute heure du jour.

Pour plusieurs, je suis devenue une confidente, je les écoute même si des fois je sais qu’elles sont en boisson. Je suis comme une travailleuse sociale. Comme je connais leur histoire, je peux leur donner des conseils et les aider, car il y a un climat de confiance. »

Évidemment, quand la problématique dépasse ses compétences, elle réfère la personne à un organisme communautaire ou au CLSC.

Le téléphone de cette grande bénévole ne dérougit pas.

« Il y a des gens qui m’appellent parce qu’ils ont des denrées à donner. Je me déplace et vais les chercher et souvent je prépare des portions que je vais donner aux gens. Avec la pandémie, j’ai plus d’appels de personnes qui ont perdu leur emploi et qui ont besoin d’un petit coup de main pour joindre les deux bouts. »

Manque d’argent

Justement la pandémie fait craindre le pire à Michèle Claveau. Elle redoute de ne pas avoir les fonds nécessaires pour opérer la Saint-Vincent-de-Paul en 2021 et aussi de récolter suffisamment d’argent pour offrir des bons d’achat aux démunis pour Noël.

« Comme on ne peut pas faire la guignolée cette année, ce sont des grosses pertes de revenus en argent, mais aussi en denrées. Je crains d’être obligée de fermer la Saint-Vincent, ça serait une catastrophe! »

Connaissant la ténacité de Michèle Claveau, elle va frapper à toutes les portes possibles pour trouver de l’argent.

Elle a d’ailleurs commencé pour les paniers de Noël qui vont prendre une autre forme cette année.

« L’an passé, on a livré 287 paniers. Cette année, on ne peut pas en faire. On va offrir des bons d’achat de 150 $, 125 $ et 100 $ à dépenser dans les épiceries. J’ai besoin de ramasser 50 000 $ en un mois et pour l’instant, on a environ 15 000 $. Il faut vraiment que la population et les commerces soient généreux.

Une campagne est actuellement en cours sur les médias sociaux. De plus, une activité aura lieu à la Plaza Roberval le 12 décembre pour recueillir de l’argent. Également, on tente de tenir un barrage routier le 3 décembre pour remplacer la guignolée.

Louis Potvin, Initiative de journalisme local, Le Lac St-Jean