Journée mondiale de lutte contre le sida : MAINS BSL presse les gouvernements

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Le 1er décembre fut la 33 journée mondiale de lutte contre le sida, et l’organisme MAINS BSL a voulu souligner en cette journée qu’il est toujours possible de mettre fin à l’épidémie de VIH/sida d’ici 2030, du moment où l’ensemble de la société se mobilise à cette fin, tout comme elle le fait pour enrayer la pandémie de COVID-19.

Même si cette pandémie mondiale a exposé de multiples failles dans notre société et a été connue comme source d’isolement, de détresse et même de stigmatisation, elle est également le moteur d’une mobilisation sans pareil. Le combat contre le nouveau coronavirus est devenu logiquement le leitmotiv de l’ensemble de la société québécoise.

Pour appuyer cela, MAINS BSL fait référence aux points de presse journaliers du gouvernement, aux sommes d’argent investies pour enrayer la contagion, soigner les personnes infectées et créer un potentiel vaccin, et à la réponse positive de la majorité de la population aux mesures restrictives imposées.

À cela, l’organisme MAINS BSL ne peut s’empêcher de tracer des parallèles entre la pandémie de COVID-19 et celle du VIH/sida. Les iniquités mises en lumière par la pandémie de COVID-19 sont aussi celles que le milieu VIH combat depuis des décennies : lutte contre les iniquités qu’engendrent le sexisme, l’hétérosexisme, la pauvreté et le racisme – ces iniquités qui, dans le contexte du VIH, fragilisent l’accès au dépistage, aux soins et aux traitements.

La mobilisation a été forte dans les premières décennies de la lutte contre le VIH/sida, et elle a permis de grandes avancées scientifiques et sociales. Malheureusement, cette mobilisation s’est effritée avec le temps, selon les dires de MAINS BSL, faisant en sorte que, dans les pays occidentaux, un plateau a été atteint où le taux annuel de nouvelles infections stagne.

Voilà pourquoi en cette journée de lutte contre le sida, MAINS BSL a invité les gouvernements de tous les paliers à se remobiliser et à réinvestir adéquatement dans la lutte, dans l’idée d’y mettre fin d’ici 2030. « En ces temps de COVID-19, nous voyons très bien que la mobilisation et l’investissement en temps et en ressources humaines et financières dans la lutte contre une pandémie portent fruit », ont-ils expliqué. Il serait donc important d’y assurer les ressources nécessaires pour garantir un accès universel au dépistage, aux soins et aux traitements.

Claudie Arseneault, Initiative de journalisme local, Mon Matane