De l’aide financière pour la famille de Shanu Journdain

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Quelque 1000 $ en l’espace d’une heure ont été amassés, hier, dans un spectacle virtuel du chanteur Patrick « Nimuk » Kanapé pour venir en aide à la famille de Shanu Jourdain, morte récemment après son accouchement à l’hôpital de Sept-Îles.

« Les dons continuent d’entrer », disait le chanteur, contacté vers 21h30, hier. Plus tôt dans la soirée, l’artiste a présenté un spectacle virtuel d’une heure de ses meilleures chansons en langue innue et certaines dans la langue de Molière.

Pour ceux qui n’ont pu être présents, voici l’une de ses compositions qui relatent l’histoire d’une personne morte trop jeune.

Shanu Journdain n’avait que 27 ans. Après avoir combattu ses démons d’alcoolisme et de toxicomanie, elle était sur le point de devenir éducatrice spécialisée pour les gens de sa communauté de Uashat-Maliotenam.

« Les Amérindiens sont toujours généreux pour les bonnes causes. Même si nous sommes en pandémie et que plusieurs n’ont plus d’emploi, et même si nous étions un lundi soir où les gens sont nombreux les yeux rivés sur la télévision, ils ont encore une fois eu la main sur le cœur », affirme celui qui est originaire de Pessamit et qui vit maintenant à Chicoutimi.

Père de famille de quatre enfants âgés de 20 ans, 11 ans, 9 ans et un nourrisson de 9 mois, le chanteur du groupe Nimuk s’est dit touché par un article publié en exclusivité sur macotenord.com qui racontait le drame de Shanu Journain, décédée à la suite de complications médicales après avoir donné naissance à sa quatrième fille, le 8 novembre.

« J’ai pu apprendre que le conjoint de la défunte se retrouvait seul pour prendre soin de sept enfants d’une famille recomposée. Je voulais offrir un meilleur Noël à ses enfants. »

« Merci. Merci à tous ceux et celles qui ont généreusement donné », s’est exclamé le conjoint de Shanu, Enrico Fontaine, qui a dernièrement quitté son emploi de plombier.

« Cet argent pourra servir à acheter de nouveaux habits de neige, notamment » a-t-il mentionné, joint au téléphone en fin de soirée.

Stéphane Tremblay, Initiative de journalisme local, Ma Côte-Nord