L’éducation à l’épreuve de la COVID-19

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Dans le cadre de ses nouvelles mesures mises en place, afin de mieux gérer le contexte pandémique, notamment durant cette période de la deuxième vague, le ministère de l’éducation instaure un programme de tutorat et de mesures supplémentaires pour la réussite scolaire et la santé mentale. « Le financement alloué pour le programme de tutorat et les mesures supplémentaires pour la réussite et la santé mentale sont en lien avec les besoins soulignés par le personnel des écoles dans un contexte de pandémie et de confinement. Le contexte a eu un gros impact sur la persévérance, la réussite et le bien-être de plusieurs de nos élèves » souligne la directrice de l’école Gilbert-Théberge prim, madame Josée Gauvreau. « Un budget supplémentaire pour venir en aide à nos élèves avec des difficultés académiques et psychosociales est toujours bien reçu. Malheureusement, nous sommes déjà en pénurie de main-d’œuvre. Il reste à voir si les écoles seront en mesure de trouver des employés qualifiés pour accompagner davantage nos jeunes » a-t-elle ajouté.

Annulation des épreuves ministérielles et le report du premier bulletin

Le ministère de l’éducation a décidé également d’annuler les épreuves ministérielles et le report du premier bulletin. « L’annulation des épreuves ministérielles enlève un énorme facteur de stress chez les élèves et le personnel enseignant, surtout pour les élèves et les enseignants de 4e et 5e secondaire pour lesquels la diplomation en dépend. Le premier confinement a déjà exigé beaucoup de rattrapage en plus de compléter la matière de l’année en cours. Cette décision permettra aux enseignants et aux élèves de se concentrer sur les apprentissages nécessaires pour continuer le parcours scolaire sans ajouter à l’anxiété et aux soucis qui les perturbent déjà en pleine pandémie » estime la directrice de l’école Gilbert-Théberge prim.

Un manque de personnel !

Les professionnels de l’éducation manifestent plusieurs attentes auprès du ministère de l’éducation notamment durant cette période si difficile du confinement et de la pandémie. « La consultation auprès du domaine de l’éducation est souhaitée afin de pouvoir répondre aux besoins qui sont en changement continuel dans un contexte semblable » espère madame Josée Gauvreau. « Le manque de personnel demeure un facteur problématique. Et, évidemment, l’importance de garder les élèves et le personnel en sécurité en respectant les mesures sanitaires tout en assurant que les élèves vivent dans un environnement agréable et stimulant sans perdre la motivation » a-t-elle conclu.

Et en Ontario ?

Bien que la situation en Ontario reste semblable à celle du Québec, chaque province se distingue par la particularité de la mise en applicabilité de ses mesures et ses orientations gouvernementales. « En Ontario, nous n'avons pas d'épreuves ministérielles. Toutefois, dans chacun de nos cours, nous devons préparer et administrer un examen de fin de semestre. En octobre, le ministère de l'Éducation de l'Ontario (MÉO) a annoncé que les examens n'auraient pas lieu. Habituellement, à ce moment-ci, je serais en train de faire de la révision avec mes élèves et la dernière semaine du semestre serait celle des examens. Là, comme c'est annulé, je continue tout simplement mes cours jusqu'à la toute fin. Dans la situation actuelle, je crois que c'est une bonne décision » nous fait savoir madame Dominique Roy, enseignant en Ontario. « Personnellement, la fin de semestre est toujours une période surchargée avec la préparation et l'administration des examens, la correction de ceux-ci, la préparation des bulletins et de mes cours pour le prochain semestre. Là, avec tout ce que l'on vit, j'avoue que c'est un soulagement. Ça me permet de souffler un peu et de me consacrer à l'essentiel, le bien-être de mes élèves. Pour les élèves, c'est un stress de moins, parce que l'anxiété est palpable chez plusieurs d'entre eux » a-t-elle ajouté.

Des attentes suspendues…

Les différents corps professionnels de l’Ontario ont également plusieurs attentes et souhaits à l’égard des gestionnaires de leur ministère d’éducation. « Notre calendrier n'en compte que 7 pour toute l'année scolaire. C'est bien peu pour préparer mes cours en fonction du nouvel horaire qui a dû être adapté à la réalité que l'on vit cette année. Je n'ai pas le temps de corriger à l'école. C'est donc en soirée, les fins de semaine et pendant les congés que je corrige. C'est épuisant » s’exprime Dominique Roy.

Les craintes de la deuxième vague !

Alors qu’on est en pleine deuxième vague, plusieurs craintes concernant l’ouverture des écoles règnent au sein du personnel de l’éducation en Ontario. « Du 4 au 8 janvier, ce fut une semaine d'enseignement et d'apprentissage à distance. Comme le nombre de cas positifs n'est pas très élevé dans notre district du Nord de l'Ontario, nous étions de retour en classe le 11 janvier.» a conclu madame Roy.

Moulay Hicham Mouatadid, Initiative de journalisme local, Reflet Témiscamien (Le)