La Coalition Interjeunes interpelle le premier ministre

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JEUNESSE. Via une lettre, les regroupements des maisons des jeunes, des Auberges du cœur, des écoles de la rue accréditées, des organismes communautaires autonomes jeunesse, de lutte au décrochage et pour le travail de rue ont rappelé au premier ministre François Legault son rôle de responsable des dossiers jeunesse au sein de son gouvernement.

«C’est au responsable de la jeunesse que nous nous adressons parce que nous croyons qu’il y a urgence d’agir pour soutenir les jeunes du Québec, particulièrement les 12 à 29 ans qui se retrouvent, lorsqu’en situation de vulnérabilité, dans l’angle mort de l’appareil gouvernemental. Et ils sont encore plus nombreux en raison de la pandémie», souligne d’entrée de jeu la coalition qui représente 360 organismes communautaires jeunesse et 475 000 jeunes de partout au Québec.

«Le rapport préliminaire de la Commission Laurent met en lumière certains des angles morts du gouvernement en matière d’action jeunesse. Il en est de même dans le rapport de la Commission spéciale sur l’exploitation sexuelle… nous sommes en accord avec les différentes recommandations de ces commissions. Il nous apparaît cependant essentiel d’aller encore plus loin», indique-t-on en revendiquant la mise en place d’une structure ministérielle jeunesse.

«La jeunesse a la particularité d’être traitée transversalement par différents ministères. La conséquence? Les enjeux qui touchent nos jeunes sont travaillés en silos ou ne sont tout simplement pas abordés. L’absence de consultation des organismes communautaires et d’arrimage au niveau des ministères amènent un dédoublement de services et des dépenses publiques loin d’être optimales», soulignent les signataires de la lettre en rapportant que le Secrétariat à la jeunesse «n’a ni la portée, ni le financement, ni les priorités pour agir au niveau des jeunes en situation de difficulté».

Par conséquent, pour la Coalition Interjeunes, le gouvernement doit reconnaître de façon urgente le fossé qualifié «d’immense» dans le financement octroyé aux organismes jeunesse, et qu’il mette fin aux disparités et inégalités majeures qui existent actuellement en matière de financement. «Ainsi, pour soutenir pleinement les jeunes, dont ceux en situation de vulnérabilité, nous croyons qu’il est essentiel d’avoir une meilleure coordination des services et des investissements. Il est également primordial de soutenir davantage la mission et les activités des OCAJ et de s’assurer de ne pas investir dans des organisations qui dédoublent à fort prix ce que nous faisons déjà», dit-on en insistant sur le fait que les jeunes du Québec ont besoin d’aide.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal