La Commission Laurent propose la création d’un poste de directeur national de la protection de la jeunesse

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JEUNESSE. Dans l’attente du dépôt du rapport de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse en avril 2021, sa présidente, Régine Laurent a quand même présenté des constats, des orientations ainsi qu’une recommandation qui visant à créer dès maintenant un poste de directeur national de la protection de la jeunesse qui aura pour objectif de rendre cohérente l’action gouvernementale en cette matière. Une recommandation bien accueillie par Lionel Carmant. «Le bien-être de chaque enfant est au centre de nos priorités. La création d’un poste de directeur national de la protection de la jeunesse est intéressante et va dans le sens de ma réflexion. Nous entendons donner suite rapidement à cette recommandation», a déclaré le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux suite à la conférence de presse du 30 novembre.

Ainsi, le directeur national de la protection de la jeunesse aurait pour mandat de :

· De développer et d’harmoniser les pratiques en protection de la jeunesse;

· De promouvoir les besoins des enfants et des familles vulnérables du Québec - rôle social des DPJ - et d’effectuer les représentations nécessaires pour y répondre tant au sein du ministère de la Santé et des Services sociaux qu’auprès des ministères concernés par l’enfance en difficulté afin d’assurer une utilisation judicieuse du recours à la LPJ;

· De déterminer les orientations et les normes de pratique clinique et de gestion applicables à la protection de la jeunesse;

· D’assurer la mise en œuvre et le respect des orientations et normes de pratique dans toutes les régions du Québec;

· D’exercer un leadership et de soutenir l’action des DPJ régionaux, des directions de programme jeunesse et des responsables de contentieux à l’égard d’une mise en œuvre cohérente de la LPJ;

· D’exercer les contrôles requis pour assurer que les interventions en protection de la jeunesse respectent les plus hauts standards;

· D’assurer une concertation efficace des ministères de la Santé et des Services sociaux, de la Justice et de la Sécurité publique, conjointement responsables de l’application des lois particulières - LPJ et la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents - LSJPA;

· D’exercer un suivi rigoureux sur les parcours de services aux enfants et aux familles et de voir à mesurer les effets des interventions;

· De participer au processus de sélection et de nomination des DPJ régionaux.

Rappelons que la Commission Laurent a été créée par le gouvernement du Québec suite au décès d’une fillette de 7 ans à Granby, le 30 avril 2019. Devant cette tragédie, le gouvernement du Québec s’était engagé à entreprendre une réflexion qui porte non seulement sur les services de protection de la jeunesse, mais également sur la loi qui l’encadre, sur le rôle des tribunaux, des services sociaux et des autres acteurs concernés.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal