La consigne élargie pourrait priver les Québécois de 300 M$ d'épicerie

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
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ALIMENTATION. Le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) est inquiet des répercussions que pourrait avoir le projet de consigne élargie dans sa mouture actuelle. Selon l’organisme qui représente des commerces de tous types, les Québécois «verront leur facture d'épicerie grimper de 300 M$, et ce, sans qu'aucun aliment ne s'ajoute à leur table». «La précipitation du gouvernement dans ce dossier nous inquiète, surtout dans le contexte pandémique que nous connaissons. Je le répète, malgré nos réticences, nos membres se sont engagés de bonne foi dans ce projet, apportant toute leur expertise en matière de gestion de la consigne, et ce même si le ministre a souligné à plusieurs reprises qu'aucun détaillant ne serait obligé de reprendre la nouvelle consigne», souligne Marc Fortin, président du CCCD-Québec, qui souhaiterait, au minimum, que les parlementaires votent un report d’un an à l’application de la nouvelle loi. Toujours selon Marc Fortin, en lien avec la COVID-19 et ses impacts négatifs sur l’économie, «il apparait des plus inopportuns de mettre en place à ce moment-ci un système qui alourdira la facture d'un besoin aussi essentiel qu'est celui de se nourrir».

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal