La CSQ veut que le personnel du secteur public soit mieux traité

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TRAVAIL. Selon la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), après la gestion de la pandémie en 2020, les négociations dans le secteur public seront le gros défi que le gouvernement devra relever en 2021. «La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) compte d'ailleurs rappeler au premier ministre, François Legault, qu'il est maintenant plus que temps qu'il fasse un choix pour le Québec, le choix de bien traiter celles et ceux qui préparent l'avenir des élèves et des étudiants et qui prennent soin des personnes malades et souffrantes», a déclaré Sonia Ethier, la présidente de l’organisation syndicale qui représente plus de 200 000 membres, dont environ 125 000 font partie du personnel de l'éducation. «La pandémie a mis en lumière l'état important de désorganisation dans lequel se trouve notre réseau de santé à la suite des coupes et des compressions des dernières années. La situation n'est guère mieux dans les réseaux de l'éducation et de l'enseignement supérieur où les mauvaises conditions de travail mettent en péril la capacité de l'État à garantir les services à la population. Après la crise sanitaire, il y a une véritable crise des conditions de travail que le gouvernement ne pourra régler qu'en mettant fin à l'exploitation éhontée des travailleuses et travailleurs du secteur public, qui a trop duré», explique Sonia Ethier. La CSQ poursuivra d'ailleurs la mobilisation de ses membres, enclenchée en 2020, qui devrait se traduire par l'adoption de mandats de grève dans l'ensemble des syndicats d'ici la fin du mois de janvier. «Le ras-le-bol et la colère sont généralisés chez nos 125 000 membres du secteur public, et cela se traduit par d'importants appuis à la grève», ajoute-t-elle. Qualité de l'air et vaccination À l’occasion d’une conférence de presse virtuelle tenue le 10 janvier, la présidente de la CSQ est également revenue sur la question de la qualité de l’air dans les écoles. Ayant écouté attentivement les propos du ministre Jean-François Roberge à ce sujet, Sonia Ethier l'invite à ne pas écarter trop rapidement le recours à des purificateurs d'air dans les classes où les normes ne sont pas satisfaisantes. «Le ministre semble dire que leur présence dans les classes et le bruit que ces appareils produisent seraient dérangeants pour la concentration des élèves. Je pense qu'il saute un peu trop vite aux conclusions et qu'il met en doute trop facilement le bon jugement du personnel pour ce qui est de choisir le meilleur emplacement pour ces purificateurs. Rappelons-nous qu'il n'y a pas si longtemps, le ministre doutait de la nécessité de porter des masques en classe, alors que son point de vue a changé depuis. La question des purificateurs d'air mérite sans nul doute d'être plus réfléchie également», met en garde la leader syndicale. Pour ce qui est de la question de la vaccination du personnel du réseau scolaire et du réseau de l'enseignement supérieur, la décision d'inclure les enseignants ainsi que les éducatrices des services à la petite enfance parmi les groupes prioritaires pour la vaccination est une bonne nouvelle pour la CSQ. «Cependant, nous pressons le gouvernement et l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) d'inclure tous les personnels de l'éducation dans ces groupes prioritaires, c'est-à-dire d'ajouter aussi le personnel de soutien ainsi que le personnel professionnel. En effet, ces travailleuses et ces travailleurs ne sont pas moins à risque que leurs collègues de l'enseignement», indique Sonia Ethier.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal