La FCMQ répond aux critiques des clubs

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Le président de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ), Réal Camiré, rejette du revers de la main, les critiques exprimées par les dirigeants de trois clubs du Saguenay-Lac-Saint-Jean au sujet de la mise en application du nouveau modèle de financement Objectif 2020.

En entrevue avec Le Quotidien, M. Camiré a expliqué que la décision d’établir un nouveau modèle destiné à mieux répartir les revenus des droits d’accès entre les clubs de la province a été prise au congrès de 2018 et que, depuis, beaucoup de travail de consultation et d’information a été réalisé pour son peaufinement. « Il y a 10 clubs sur 13 qui ont embarqué sur une base volontaire, dans votre région. Tout a été expliqué lors de réunions régionales annuelles. On a donné tous les détails, les paramètres, le paiement par kilomètre. Ils ont présenté ça à leur conseil d’administration et ç’a été accepté », déclare-t-il. Les directions de clubs riches savaient au départ qu’il y aurait des fluctuations à la baisse dans les flux de trésorerie et que les surplus engendrés dans le passé seraient beaucoup moindres parce que l’intention est de mieux répartir la richesse, explique-t-il.

M. Camiré ajoute qu’il existe du mécontentement en raison des faibles précipitations de neige dans certains secteurs de la région, touchant deux ou trois clubs, sauf que les autres clubs voient leurs finances stabilisées et améliorées.

En ce qui a trait à la mécanique des paiements du surfaçage et le 200 $ du kilomètre reconnu, M. Camiré affirme que les opérations se déroulent rondement, les clubs n’ayant qu’à produire leur rapport mensuellement pour recevoir un paiement rapide. Les revenus des droits d’accès sont distribués en trois versements avant les Fêtes jusqu’à la mi-décembre, par versements électroniques, ce qui évite aux clubs d’avoir à mobiliser des bénévoles pour cueillir les fonds comme ça se faisait dans le passé.

Un des aspects que n’ont pas fait ressortir les clubs récalcitrants, selon lui, est que dans le nouveau modèle, la FCMQ accorde désormais du financement aux clubs pour le remplacement des surfaceuses (90 %), la réparation des ponts et ponceaux jusqu’à 100 %, les réparations pour deux surfaceuses entre 75 % et 100 %, etc.

Selon lui, lorsqu’il faut parler du nouveau modèle, il est important de mettre dans la balance tous les avantages et critères.

Le président de la FCMQ se dit prêt à écouter les dirigeants de clubs qui ont des critiques à formuler, mais il n’est pas question de faire marche arrière. « Est-ce que deux ou trois clubs qui ne sont pas satisfaits vont faire revirer la situation lorsque 33 clubs sont satisfaits? Il y a des situations particulières au Saguenay-Lac-Saint-Jean. »

Parmi ces situations qui ne font pas partie du nouveau modèle, M. Camiré fait référence aux compensations aux agriculteurs accordés pour les droits de passage par les instances municipales de Saguenay jusqu’à 100 000 $. Pas question de soutenir les clubs qui voudraient maintenir des relais à même leurs fonds.

En ce qui a trait aux prétentions d’un club qui se plaint beaucoup au Saguenay, M. Camiré soutient qu’après vérification, il y aura une différence de 20 000 $ sur les revenus dans le nouveau modèle. Ceux qui prétendent qu’il en coûte 120 $ de l’heure pour le fonctionnement d’une surfaceuse doivent être questionnés afin de déterminer si, dans le calcul, on inclut les frais de fonctionnement de garages, selon lui, alors que certains clubs n’en disposent pas.

Selon lui, le 70 $ du kilomètre couvre le taux horaire d’un opérateur à 20 $ et le 50 $ pour les frais de fonctionnement de la surfaceuse. Selon le président de la FCMQ, toutes les pierres doivent être retournées puisque l’argent payé par les motoneigistes doit avant tout servir au développement et l’entretien des sentiers.

Ceci dit, M. Camiré se montre ouvert à ce que le modèle puisse être adapté aux réalités de certaines régions et revalidé. Il est possible que certains clubs aient été mal évalués.

M. Camiré et son directeur général, Stéphane Desroches, auront l’occasion de discuter avec les directions des clubs régionaux, puisqu’ils seront de passage dans la région pendant trois jours, à compter de lundi, afin d’effectuer une virée dans le haut du Lac-Saint-Jean et sur les Monts-Valin.

Dans les derniers jours, les conseils d’administration des clubs se sont rencontrés en prévision d’une rencontre. C’est le cas pour le Club du Fjord et le Club Lac-Saint-Jean.

Denis Villeneuve, Initiative de journalisme local, Le Quotidien