La frénésie immobilière peut coûter cher

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La frénésie immobilière des dernières années n’aura pas toujours été à l’avantage des acheteurs. Plusieurs notaires déplorent que les acheteurs renoncent souvent à leurs droits, craignant de perdre la maison sur laquelle ils ont déposé leur offre.

France Gervais a constaté qu’il y avait surenchère, ce qui ne se voyait pas avant. D’emblée, ils mettaient un montant plus élevé, ne prenaient pas le temps de faire inspecter. «Nous notre marché a augmenté de près de 30 %» , explique la notaire.

« La pression est excessivement forte sur les acheteurs », ajoute le notaire Israël Gélinas. Certains acheteurs renoncent à l’inspection préachat, déposent une offre en cédant la garantie légale, et vont même poursuivre sans avoir en main un certificat de localisation conforme et à jour.

« C’est parfois lourd de conséquences. Sans garantie légale, on renonce à tout recours contre le vendeur sur la base des vices cachés ».

«D’avoir en main un nouveau certificat de localisation produit par un arpenteur-géomètre est un must. On vérifie si la maison et les autres constructions sur le terrain sont conformes à la réglementation municipale, s’il y a une bande de protection riveraine sur le terrain, à quel endroit passe une servitude, si une construction appartenant au voisin empiète sur son terrain. Sans certificat de localisation, on peut se retrouver avec des problèmes qu’on aurait pu éviter ou corriger, avant d’acheter.»

Son conseil aux acheteurs : en comprendre les conséquences avant de déposer son offre. Une mise en garde qu’a aussi relayé dans les médias le directeur général de l’Association professionnelle des notaires du Québec, François Bibeau.

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud