La Marche mondiale des femmes à l'heure de la pandémie

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local
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SOCIÉTÉ. Malgré la pandémie, la Coordination du Québec de la Marche mondiale des femmes (CQMMF) a toujours l’intention de poursuivre ses luttes pour défendre les droits à la vie, à la dignité et à l'épanouissement des femmes. «Nous lançons aujourd'hui une large campagne d'appuis pour laquelle nous sollicitons le soutien des individus comme des organisations », lance Marie-Andrée Gauthier, co-porte-parole de la CQMMF et coordonnatrice générale du Réseau des tables régionales de groupes de femmes du Québec. L'organisme a également annoncé le prolongement de ses activités à travers des webinaires, un calendrier d'actions féministes et la diffusion d'outils d'éducation populaire jusqu'à l'automne 2021. Si la pandémie a forcé la CQMMF à revoir ses activités, les co-porte-paroles ont tenu à souligner qu'elle a également forcé de nombreuses Québécoises à quitter leur emploi ou à concilier famille et télétravail, souvent au prix de sacrifices économiques importants. D'autres se sont retrouvées aux premières lignes dans les services essentiels, risquant leur santé pour des salaires qui permettent à peine de couvrir les besoins de base. «La CQMMF rappelle que les emplois à bas salaire sont occupés majoritairement par des femmes et qu'il est urgent de rehausser le salaire minimum à 15$ l'heure. La première vague de COVID-19 nous a permis collectivement de reconnaître la valeur du travail des personnes qui travaillent au bas de l'échelle, il est tout simplement absurde de s'entêter à refuser de leur offrir un salaire qui permet de sortir de la pauvreté!», déclare Virginie Larivière, co-porte-parole de la CQMMF et organisatrice politique au Collectif pour un Québec sans pauvreté.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal