La Municipalité de Wentworth-Nord obtient gain de cause contre le MTQ

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La Cour supérieure du Québec ordonne au ministère des Transports du Québec (MTQ) de réparer le dévers inversé de la route principale, à Wentworth-Nord, au terme d’une poursuite intentée par la Municipalité.

Sur la route Principale, à l’ouest de la montée Sainte-Marie, il y a un virage à gauche particulièrement mal conçu. Le virage serré, à 110 degrés, est en légère pente descendante. Mais ce qui le rend dangereux, c’est son dévers inversé.

Imaginez une piste de vélo de course. La courbe est inclinée vers l’intérieur, pour contenir la force centrifuge des cyclistes qui tournent et les garder sur la piste. Cette inclinaison, c’est le dévers. Celui du virage de la route Principale est inversé : il penche vers l’extérieur de la courbe et dirige votre voiture vers une sortie de route.

« Si le chemin est légèrement glissant, vous vous ramassez dans le décor tout de suite, ce qui arrive régulièrement », explique François Ghali, maire de Wentworth-Nord.

Selon M. Ghali, le problème est bien connu, et ce depuis longtemps. « Ça fait 20 ans que ça dure! » Au printemps dernier, M. Ghali en a assez de l’inaction du MTQ. Il tente de contacter la direction générale des Laurentides-Lanaudière du MTQ, sans succès. Il envoie donc une mise en demeure, qui reste, elle aussi, sans réponse. « J’ai engagé le processus judiciaire », raconte M. Ghali.

Pourtant, même le MTQ reconnaît le problème. « Tous les rapports du ministère que nous avons obtenus et consultés sont au courant de la situation », affirme M. Ghali.

La semaine dernière, la Cour supérieure du Québec a rendu sa décision. Le MTQ aura 24 mois pour corriger le problème du virage et réaliser les travaux. Une victoire, selon M. Ghali, qui espère que le ministère ne portera pas la décision en appel. « Je souhaite vraiment que le ministère, au lieu de chercher la chicane, prenne ses responsabilités et répare la route. Ensuite on ira en appel, s’ils le veulent. Il faut d’abord assurer la sécurité des citoyens. Je ne veux pas qu’il y ait un mort. »

Simon Cordeau, Initiative de journalisme local, Journal Accès