La rénovation de l’aérogare dans la mire de Louise Charbonneau en 2021

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Pour sa première année à titre de députée de Trois-Rivières à la Chambre des communes, Louise Charbonneau a été passablement occupée, tout comme son équipe. En 2020, son bureau de circonscription a traité près de 1500 demandes d’information et de soutien liées aux mesures mises en place par les deux paliers de gouvernement depuis le printemps, mais aussi en matière d’immigration.

« Parlement virtuel, parlement hybride, ça demande beaucoup d’heures devant l’ordinateur et une attention constante. On a eu beaucoup de restrictions au niveau des contacts avec les citoyens. On travaille beaucoup pour les aînés et on a obtenu un 300 $ et un 200 $ pour les aînés qu’on a arrachés de force au gouvernement», affirme Mme Charbonneau.

Depuis son élection, Louise Charbonneau souhaite faire avancer de grands projets avec, tout au haut de sa liste, les projets du train à grande fréquence, de l’aérogare et du Port de Trois-Rivières. Des dossiers qui ont peu avancé depuis son élection, mais Louise Charbonneau garde espoir.

« Ce que j’ai appris, c’est que lorsqu’on est en politique fédérale, c’est très lent pour obtenir des résultats. Pour l’aéroport, ça s’en vient. Je continue à travailler pour ça. Je ne peux pas vous donner de dates ».

Elle dit talonner à cet égard François-Philippe Champagne député fédéral de Saint-Maurice–Champlain et ministre des Affaires étrangères, Marc Garneau, ministre des Transports et Xavier Barsalou Duval, député de Pierre-Boucher–Les Patriotes–Verchères et porte‑parole en matière de Transports au Bloc Québécois. « Je touche du bois pour que ça arrive en 2021. »

On a souvent reproché à Louise Charbonneau d’être peu présente depuis son élection. Et elle le sait.

« Cette critique est peut-être juste, mais injustifiée. Le travail d’un député fédéral, c’est quatre jours à Ottawa et un jour dans sa circonscription. On fait de notre mieux. Le premier travail d’un député est de siéger et de voter. À cause de la pandémie, les contacts étaient restreints. À mon âge, on m’a beaucoup protégée. Je ne suis pas la femme des caméras et des entrevues, mais celle qui travaille sur le terrain. Ce qui compte, c’est les citoyens, c’est ma priorité et je pense qu’on m’a élue pour ça. »

Quand elle se tourne vers l’avenir, la députée Charbonneau aimerait pouvoir enfin dire qu’elle a réglé le dossier de l’aérogare de Trois-Rivières. « Que l’aérogare soit rénovée, qu’on puisse garder les emplois à Trois-Rivières, que le train avance. Notre situation géographique est importante et je veux que ce soit mis en valeur. »

Pour l’instant, la vie politique lui plaît. « J’adore ça. Je sens que je peux faire une différence quand je vote, quand je pose des questions en Chambre. Quand je vais avoir obtenu que les 65 ans et plus aient une meilleure pension, je vais être très contente», conclut-elle.

Boris Chassagne, Initiative de journalisme local, La Voix du Sud