La relocalisation de Pointe-Parent va de l'avant

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C’est un petit pas pour Natashquan, mais un grand pas pour Pointe-Parent : le 29 février, les propriétaires résidents du hameau signaient leur entente avec le ministère des Transports du Québec, qui agit en tant que représentant du Secrétariat aux affaires autochtones (SAA) pour cette portion du dossier.

Deux avenues étaient offertes aux résidents permanents de Pointe-Parent dans le cadre du rachat de leur propriété. Dans un premier cas, les propriétaires désirant s’établir à l’extérieur de Natashquan recevront le montant de l’évaluation faite par le représentant mandaté par le gouvernement du Québec en 2018. Dans un second cas, les propriétaires qui choisiront d’acheter une habitation ou un terrain sur le territoire de Natashquan auront droit à un montant supplémentaire en plus de celui de l’évaluation. Cette somme additionnelle servira à couvrir les coûts de réinstallation ou de construction des propriétaires.

Si le processus avait été enclenché avant les Fêtes, plusieurs des résidents permanents ont été surpris d’apprendre, vendredi matin, qu’ils devaient signer leur entente et la faire parvenir avant le 1er mars à l’évaluateur. Le document d’une page, que le journal a pu consulter, était concis : il comprenait le montant de l’offre de base, la somme supplémentaire advenant un déménagement à Natashquan et quelques modalités, dont le choix du notaire qui revenait aux propriétaires.

Adèle Bellefleur, résidente de longue date de Pointe-Parent, s’est dite satisfaite de l’offre du SAA et de la progression du dossier. « C’est sûr que c’est arrivé vite, mais on savait que ça se préparait. Je suis très contente du déroulement. »

La mairesse de Natashquan, Marie-Claude Vigneault, a tenu à saluer « le travail rapide » du SAA. « On sait que [les représentants] ont mis les bouchées doubles et c’est rassurant de savoir [que le ministère] nous a écoutés. »

Plusieurs questions demeurent en suspens, notamment sur le coût total de ce premier avancement pour le SAA (incluant les dédommagements pour les infrastructures municipales à Pointe-Parent) et d’où proviendront les sommes affectées à ce dossier, sur le calcul de l’incitatif financier, sur les détails de l’évaluation des propriétés et sur l’échéancier pour les propriétaires non-résidents.

Le Journal n’a pas été en mesure de confirmer combien des 12 résidents permanents du hameau avaient signé l’entente de rachat du SAA.

Le Directeur des négociations et de la consultation pour le SAA, Olivier Bourdages Sylvain, a décliné notre demande d’entrevue, tandis que ni le SAA, ni le MTQ n’avaient donné suite à notre requête médiatique au moment d’écrire ces lignes.

Laurence Dami-Houle, Initiative de journalisme local, Le Portageur