La santé psychologique des 12 à 25 ans inquiète

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SANTÉ. Un jeune sur deux présente des symptômes d’anxiété ou de dépression selon une étude réalisée par l’Université de Sherbrooke. Daniel Paré, psychologue à l’école les Seigneuries à Saint-Pierre-les-Becquets, constate lui-aussi cette problématique imposée par la pandémie actuelle tout en proposant des solutions pour améliorer la santé psychologique des élèves.

«Il y a une forte proportion d’élèves qui vivent de l’anxiété en lien avec la COVID. En ce moment, c’est plus difficile de trouver du soutien social. En dehors de l’école, les jeunes ont peu d’activités où ils peuvent se changer les idées et socialiser», indique celui qui est présent dans le milieu scolaire depuis quatre ans.

«Dans mon travail, parfois, les élèves me sont référés par des enseignants. D’autres fois, ce sont des mandats de la direction. Certains jeunes viennent me voir de leur propre initiative», ajoute Daniel Paré.

Le psychologue s’inquiète également de la tendance, chez certains parents, à retirer leurs enfants de l’école par crainte de contamination par la COVID-19. «C’est problématique surtout dans les milieux que l’on connaît comme vulnérables… C’est inquiétant, car l’enfant perd encore plus son tissu social», souligne Daniel Paré.

Ce dernier recommande d’ailleurs aux parents d’être à l’écoute face à un enfant qui vit de l’anxiété.

«Écouter, se mettre dans la peau de son enfant et reconnaître que ce qu’il vit est difficile, c’est une bonne chose à faire dès le départ. Après cette étape, on peut chercher des choses à faire comme consulter si cela est nécessaire. L’exercice physique est également très utile. C’est un antidépresseur naturel. La relaxation peut également être une avenue», précise-t-il.

Notons que l’étude de l’Université de Sherbrooke sur l’anxiété et la dépression a été faite auprès de 16 500 jeunes de 12 à 25 ans de l’Estrie et de la Mauricie–Centre-du-Québec. De ce nombre, on compte 11 500 élèves du secondaire et 5000 étudiants du cégep ou de l’université qui ont répondu à un sondage en ligne tenu du 18 au 26 janvier 2021. Selon les données récoltées, trois fois plus de jeunes du secondaire de tous les niveaux rapportent avoir une santé mentale passable ou mauvaise à comparer aux résultats d’une enquête similaire menée en janvier 2020.

On dénombre également que près d’un jeune de 12 à 25 ans sur deux (48 %) rapporte actuellement des symptômes compatibles avec un trouble d’anxiété généralisée ou une dépression majeure.

Stéphane Lévesque, Initiative de journalisme local, L'Hebdo Journal