La SPA des Cantons demande l’aide du public

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La SPA des Cantons a lancé une collecte de fonds afin de payer les frais vétérinaires pour vacciner et stériliser les chats saisis la semaine dernière à Granby, mais aussi à Farnham.

L’organisme de Cowansville a en effet procédé à deux saisies de chats, dont la plus importante de son histoire durant laquelle une centaine de félins ont été récupérés dans un appartement à Granby. À Farnham, trente chats ont aussi été pris en charge.

«D’habitude on a les moyens de couvrir nos frais, mais à 130 chats, c’est du stock. On a réussi à en transférer une bonne partie, mais on a quand même des soins à faire.»

En effet, avant de transférer des chats dans un autre refuge, la SPA des Cantons s’assure qu’ils sont vaccinés pour éviter de transporter des maladies ailleurs.

À ces frais s’ajoutent les coûts reliés aux deux opérations. «Ça a coûté cher. Il y a beaucoup d’employés, ils font plus d’heures. Ça fait partie des opérations normales, alors on ne demande pas un surplus à la Ville», explique le directeur de l’organisme, Carl Girard.

Il ajoute que le refuge ne fait pas d’argent avec l’adoption de chats. En enlevant les frais vétérinaires pour la stérilisation et les médicaments, il ne reste qu’une quarantaine de dollars. Puis, il faut retirer les autres frais, comme les soins quotidiens. «Les chats demandent beaucoup de soins. Les maladies félines sont souvent aériennes. Ça prend de la ventilation spéciale et plusieurs zones d’isolement parce que leur santé est fragile. Le moindrement que le chat est stressé, il tombe malade. C’est cinq fois plus d’ouvrage d’entretenir des chats que des chiens.»

Devant cette montagne de frais qui vient d’exploser avec l’accueil d’autant de chats — sur les 130, une quarantaine sont à la SPA des Cantons — le refuge n’a eu d’autre choix que de lancer une collecte de fonds.

M. Girard espère recevoir 5000 $ en don afin d’avoir un coussin pour les prochains soins imprévus.

Le lien pour faire un don se trouve sur le site web de la SPA des Cantons ainsi que sur la page Facebook de cette dernière.

Carl Girard précise qu’ils n’ont «pas besoin de dons matériels. Mondou à Québec nous a appelés pour nous donner de la litière. Ce que ça nous prend, c’est vraiment de l’argent parce que le vétérinaire, je ne peux pas le payer en litière. Et mes employés non plus.»

La campagne a été lancée sur les réseaux sociaux samedi et, déjà, en quelques heures, 1500 $ ont été recueillis.

Cynthia Laflamme, Initiative de journalisme local, La Voix de l'Est